/news/politics

Selon l’Institut de la statistique du Québec

EXCLUSIF | La Stratégie maritime rapporte gros

Alain Laforest | TVA Nouvelles

Le gouvernement Couillard a pris les moyens pour faire taire les détracteurs de sa stratégie maritime en commandant une étude économique à l'Institut de la statistique du Québec.

Dans cette étude, dont TVA Nouvelles a obtenu copie, on apprend que la stratégie a soutenu la création de 5 000 emplois directs et indirects jusqu'à maintenant. Les économistes de l'ISQ qui ont rédigé le document tirent la conclusion qu'après 16 mois, les 226 M$ en aide du gouvernement vont permettre de générer 1,16 G$ d'investissements privés.

«Ce n'est pas une coquille vide», souligne à grands traits le ministre responsable de la stratégie maritime, Jean D'Amour.

«On a eu des projets à Matane, beaucoup de projets en Mauricie; il y en a d'autres qui s'en viennent à Sorel-Tracy. On a prêt d'un milliard de dollars autorisés par le Conseil du Trésor pour soutenir des projets», insiste le ministre.

Les Barges de Matane sont du nombre des entreprises qui ont obtenu de l'aide du gouvernement, soit un million de dollars des deux cent disponibles du volet «transports» de la stratégie.

«C'est sûr que si on n'avait pas eu la stratégie maritime, dit Paul Gauthier, le PDG de Barges Matane, on n'aurait pas eu l'encouragement pour décoller, parce que peut être qu'on aurait eu peur d'investir trop d'argent», s'interroge l'entrepreneur.

De gros investissements à venir

Dans les 6 prochains mois, en plus des 75 initiatives confirmées, le ministre Jean D'Amour fera l'annonce d'une trentaine de nouveaux projets le long du St-Laurent, a appris TVA Nouvelles.

«On a mis beaucoup l'emphase sur les zones industrialo-portuaires, souligne le ministre. La prochaine étape, c’est de développer tout le volet des biotechnologies marines et, en même temps, la logistique.»

Les dernières missions économiques du premier ministre Couillard en Europe et la signature de l'entente avec l'Union européenne sont autant d'opportunités pour développer les zones industrialo-portuaires et la voie maritime.

«Clairement, on a démarré des discussions de partenariat qui nous amènent à discuter de projets potentiels», s'enflamme Mario Girard, le PDG du Port de Québec.

«Ça pourrait être l'expansion du port, qui amènerait une participation, nécessairement, de nouveaux joueurs internationaux», ajoute-t-il.

Le gouvernement Couillard a toujours espoir que la stratégie va permettre la création de 30 000 emplois d'ici 2030.

Dans la même catégorie