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Élection de Donald Trump

Le Conseil du patronat veut que le Canada conserve ses liens avec les É.-U.

Agence QMI

Inquiet par l’élection du nouveau président des États-Unis, Donald Trump, le Conseil du patronat du Québec a appelé, mercredi, le gouvernement canadien à conserver de bonnes relations avec le géant américain.

En campagne électorale, le magnat de l’immobilier a promis de renégocier l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) à l’avantage des États-Unis. Plus globalement, les tendances protectionnistes du président Trump inquiètent les patrons du Québec.

«80 % des exportations canadiennes sont destinées aux États-Unis: il est donc fondamental pour notre économie de préserver des échanges fluides et l’accès à ce marché de près de 320 millions de personnes», a tenu à rappeler le PDG du CPQ, Yves-Thomas Dorval, par le biais d’un communiqué.

Le CPQ souhaite notamment que le premier ministre, Justin Trudeau, parviennent à s’entendre avec les États-Unis sur le dossier du bois-d’œuvre.

L’organisme a aussi souligné la clairvoyance de M. Trudeau en le remerciant pour «avoir agi avec prudence dans ses commentaires précédents à l’égard des élections américaines.»

Le libre-échange, moteur de la croissance

De leur côté, Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ) ‎a dit souhaiter que le Canada et les États-Unis demeurent des partenaires commerciaux «très importants» et appelle au maintien du cadre actuel.

«Le libre-échange est le moteur de la croissance économique en Amérique du Nord. Aux États-Unis, ‎il s'est créé plus d'emplois dans le manufacturier qu'il ne s'en est perdu depuis son avènement», peut-on lire dans le communiqué de MEQ.

L’organisme souhaite une forte reprise du manufacturier aux États-Unis, où le Québec exporte 70 % de ses produits. «De nombreuses entreprises québécoises font partie d'une chaîne d'approvisionnement aux États-Unis et profiteraient d'une reprise et d'une meilleure croissance.»

Pour ce qui est du bois d'œuvre, MEQ souhaite une reprise rapide des pourparlers entamés sous l'administration précédente. Il demande également aux gouvernements du Québec et du Canada de s'assurer que leurs entreprises respectives oeuvrent dans un climat d'affaires compétitif.