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Femmes autochtones à Val-d’Or

L’observatrice indépendante «surprise» qu’il n’y ait aucune accusation

TVA Nouvelles

«Ce n’est pas parce qu’il n'y a pas d’accusation que les histoires racontées par les victimes ne sont pas vraies. Je serais surprise qu’il n’y ait aucune accusation», a affirmé Fannie Lafontaine en entrevue à l’émission «Le Québec matin».

Pendant une année complète, l’observatrice indépendante a eu accès à toute la preuve de l'enquête du SPVM.

«Tous les témoignages des victimes ont été pris sur vidéo. J’ai eu accès aux traces des enquêteurs par textos et aux demandes d’expertises», ajoute-t-elle en spécifiant que c’est la phase un des plaintes. Elles ont été reçues avant le 5 avril 2016.

«Ce qui est arrivé est arrivé, mais il y a des limites ignorantes au processus criminel et qui font en sorte que dans certains cas on ne pourra pas imputer la responsabilité à personne. Ces histoires sont arrivées. Il faut regarder ce qui est arrivé et documenter ces choses-là en dehors du processus criminel», affirme Mme Lafontaine.

Du racisme envers les femmes autochtones?

Selon l’observatrice indépendante, les relations de méfiance entre les policiers et la communauté autochtone sont monnaie courante.

«Il y a des enjeux historiques du côté des autochtones où les policiers participaient à ce système complètement discriminatoire.  Il y a une part d’opposition et ils se disent que les policiers sont les méchants. Il y a un problème de tissu social et les policiers ne savent pas toujours quoi faire lorsqu’ils interviennent avec une personne fortement intoxiquée».

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales dévoilera vendredi si les six agents de la Sûreté du Québec impliqués dans les cas d’agressions sexuelles seront accusés.  

Selon les informations recueillies par TVA Nouvelles, aucun ne sera accusé.

Fannie Lafontaine invite les femmes qui ont été abusées à dénoncer leurs agresseurs pour que l'enquête se poursuive.