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Brendan Dassey

Un tribunal empêche la libération d'un personnage clé de «Making a murderer»

Agence France-Presse

Une cour d'appel américaine a décidé jeudi que Brendan Dassey, l'un des personnages centraux du documentaire à succès «Making a Murderer», ne pourra finalement pas être remis en liberté en attendant l'aboutissement de sa procédure d'appel, a annoncé la justice locale dans un communiqué.

«Il y a quelques instants, la cour fédérale d'appel du 7e district a accordé la requête déposée par l'État du Wisconsin de surseoir à la décision du juge William Duffin de libérer Brendan Dassey», a indiqué Brad Schimel, procureur général du Wisconsin (nord), dans un bref communiqué.

«M. Dassey restera en prison en attendant le résultat de son appel», a-t-il poursuivi.

Le juge Duffin, de l'État du Wisconsin, avait ordonné lundi la libération du jeune homme de 27 ans avant son procès en appel. M. Schimel avait immédiatement annoncé son intention de déposer un recours pour l'empêcher.

Un panel de trois juges, saisi de cette requête en urgence, a donné satisfaction jeudi au procureur: Brendan Dassey restera derrière les barreaux pendant l'examen de son appel.

Le jeune homme et son oncle Steven Avery ont été condamnés à perpétuité en 2007 pour l'homicide d'une photographe de 25 ans, Teresa Halbach.

Diffusé par Netflix et sorti en décembre 2015, le docu-série «Making a Murderer» dissèque l'enquête sur ce meurtre, en soulevant nombre d'éléments troublants.

La série a lancé un débat national sur les procédures judiciaires aux États-Unis et la culpabilité ou l'innocence des protagonistes.

Pour des millions d'Américains, les deux hommes ont été confondus par des investigations implacables. Pour des millions d'autres, ils ont été l'objet d'une machination ourdie par la police ou le procureur, qui avaient depuis longtemps la famille Avery dans leur collimateur.

Brendan Dassey, qui jouit d'un quotient intellectuel très limité a, selon ses défenseurs, été poussé à une confession sur des faits imaginaires lors d'un interrogatoire très controversé. Adolescent à l'époque du meurtre, il a également été très mal défendu par un avocat commis d'office.

Après la sortie du documentaire, de nombreux appels à la libération des deux hommes ont été lancés et une pétition a été envoyée sans résultat à la Maison-Blanche, avec plus de 130 000 signatures pour demander une grâce présidentielle.

Dans une première affaire, Steven Avery avait passé 18 ans derrière les barreaux pour une violente agression sexuelle qu'il n'avait pas commise. Il avait été innocenté par des preuves ADN et libéré en 2003.

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