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Colère et déception à Val-d'Or

Il y a «urgence d'agir», dit le ministre Kelley

Agence QMI

Suivant l’annonce du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), de ne porter des accusations que dans 2 des 37 dossiers soumis, la déception et la colère étaient palpables à l’extérieur du palais de justice de Val-d’Or où des manifestants faisant entendre leur mécontentement. De son côté, le ministre provincial responsable des affaires autochtones, Geoffrey Kelley, a déclaré qu'il y avait urgence d'agir.

«Très très déçu! a lancé le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec, Ghislain Picard. Il y a très clairement une distance entre la justice et son application lorsqu’il s’agit des communautés autochtones.»

Plusieurs regroupements citoyen et politique ont aussi exprimé leur déception.

«Une fois de plus, le résultat de ces enquêtes criminelles démontre combien le système de justice n’est pas adapté aux besoins et aux réalités des victimes d’agressions sexuelles, encore moins lorsque celles-ci sont des femmes autochtones», a déclaré la présidente de Femmes autochtones du Québec, Viviane Michel, dans un communiqué. Cette dernière dit croire les plaignantes et affirme que leur prise de parole a déclenché un important mouvement de dénonciation et de solidarité.

D’autre part, le Parti québécois estime qu’il est temps de rétablir le lien de confiance entre les autorités et les femmes autochtones et a réitéré qu’il était nécessaire de déclencher une enquête québécoise indépendante sur les relations entre les femmes autochtones et les corps policiers.

«Il faut absolument que soit déclenchée une enquête élargie sur les relations entre les nations autochtones et les forces policières, a affirmé le député Alexandre Cloutier, porte-parole en matière d’affaires autochtones. Nous la réclamons depuis des mois.»

Rappelons que suivant l’analyse des dossiers, le policier retraité de la SQ, Alain Juneau de Schefferville, ainsi que le policier Jean-Luc Vollant de Schefferville, font face à des accusations notamment d’agression sexuelle dans deux dossiers différents.

Urgence d'agir

«Je fais le constat que les incidents qu’on a vus à Val-d’Or sont très troublants, très préoccupants, et je constate également les limites de notre système de justice», a affirmé de son côté le ministre provincial responsable des affaires autochtones, Geoffrey Kelley, en entrevue au TVA 17h.

Après avoir lu le rapport de Mme Lafontaine (l’observatrice civile indépendante nommée par Québec) et en fonction des nombreuses réactions, je constate aussi qu’il y a une certaine urgence d’agir rapidement. Or une enquête publique n’est pas un outil rapide, donc, j’ai toujours préféré une table ou un processus de réconciliation où on peut passer aux actes maintenant», précise M. Kelley.

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