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Statut de victimes par l'IVAC

Un mois plus tard, rien n'a changé pour les proches d'enfants assassinés

TVA Nouvelles

Il y a un mois, l'émission J.E. révélait que des familles d'enfants assassinés ont de la difficulté à être reconnues comme victimes par le régime public d’indemnisation des victimes d’actes criminels (IVAC). Depuis, rien n’a changé.

Au lendemain de la diffusion de l’émission, la ministre de la Justice du Québec disait qu'elle prenait le dossier en main.

«Une directive sera transmise aux gens de l’IVAC concernant les parents d’enfants qui sont assassinés par les ex-conjoints et ex-conjointes», avait assuré la ministre Stéphanie Vallée, au lendemain de la diffusion du reportage.

«On est en mesure d’identifier que le parent est aussi visé par l’acte parce que c’est un acte de vengeance à l’égard du parent dans un contexte extrêmement troublant», avait-elle aussi déclaré.

Cette absence d’action inquiète les personnes qui avaient pris la parole dans le reportage de J.E..

Martha Rzepkowka est la mère d’un enfant assassiné. Elle attend toujours de l’aide, notamment psychologique, pour elle et ses enfants. Mme Rzepkowka a appelé à l’IVAC après la diffusion du reportage de J.E. et les déclarations de la ministre. On lui a répondu que la personne responsable du dossier est en absence d’une durée indéterminée.

«Je pensais que ce serait réglé et que ça serait fait sans devoir toujours revenir en arrière et parler de ça. Ça ne finit plus. C’est logique qu’on soit des victimes», estime-t-elle.

L'Association des familles de personnes assassinées ou disparues (AFPAD) tente aussi d'avoir des réponses. Dans le dernier mois, les tentatives de rencontrer la ministre ont été vaines. L’association veut que la situation soit réglée pour les parents dont il était fait mention dans le reportage, mais pour tous les autres aussi.

«On aimerait arriver à trouver des solutions avec la ministre pour que tous les parents d’enfants assassinés le soient de façon équitable et égale», dit la directrice générale de l’AFPAD, Nancy Roy.

-D'après les informations de Denis Therriault

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