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Entre 1979 et 1994

Accusé d’avoir agressé sa fille, ses sœurs et sa nièce

Kathleen Frenette | Agence QMI

Agence QMI

Les témoignages racontant les gestes dégradants posés par un homme de 56 ans qui est accusé d’agression sexuelle et de contacts sexuels sur ses sœurs, sa nièce et son enfant ont déboulé, mardi, au deuxième jour du procès.

En tout, l’individu, dont on doit taire le nom pour protéger l’identité des victimes, aurait fait quatre victimes âgées de 8 à 15 ans entre les années 1979 et 1994.

«Ça m’avait levé le cœur»

Dans le cadre de son témoignage, la fille de la victime a raconté certaines caresses que son père lui prodiguait alors qu’ils écoutaient des films d’horreur.

Toutefois, l’événement qu’elle a qualifié de «plus marquant» a été la fellation qu’elle a été obligée de lui faire alors qu’elle n’avait que neuf ans.

«Je me souviens encore que ça m’avait levé le cœur», a-t-elle raconté lorsqu’interrogée par la procureure au dossier, Me Valérie Lahaie.

La nièce de l’accusé a aussi mentionné s’être fait garder en 1994 alors que sa mère devait faire un aller-retour entre Montréal et Québec. «Il m’a amené dans la salle de bain et il voulait que je lui fasse un Willie», a-t-elle dit d’un trait. La jeune femme, aujourd’hui âgée de 35 ans, a également ajouté que son oncle lui avait offert 60 $ pour qu’elle le masturbe et qu’il avait menacé «de la tuer» si elle le disait à sa mère.

«L’enfer»

En après-midi, c’est la sœur de l’accusé qui a pris la parole, faisant revivre une triste journée du mois de septembre des années 70, journée où elle a été violée par son frère. «Il m’a envoyé sur le lit et m’a tenu les bras. Il a enlevé mon short, puis baissé son pantalon. Il a mis sa main sur ma bouche pour ne pas que je crie, puis il y a eu pénétration. Ç’a été l’enfer», a-t-elle dit au juge Hubert Couture en retenant difficilement ses larmes.

Lorsqu’elle en a parlé à sa mère, la victime a été giflée et traitée «d’ostie de menteuse».

Après avoir noyé sa peine dans l’alcool pendant de nombreuses années, la femme a réussi à porter plainte contre son agresseur en 2012.

Le procès se poursuit mercredi.