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Assemblée nationale

Bisbille au sujet de l'hommage à Fidel Castro

Geneviève Lajoie | Agence QMI

Le gouvernement Couillard a échoué mardi dans sa tentative de rendre hommage à l'ex-président cubain Fidel Castro, qui divise la classe politique québécoise.

Appuyée par les solidaires, une motion libérale soulignant le décès du leader maximo s'est butée à l'opposition de la Coalition avenir Québec et du Parti québécois.

Dans les rangs caquistes, on soutient que Fidel Castro était «un dictateur qui a sévèrement affligé son peuple».

Pas question pour François Legault et ses troupes de voter une motion suivie d'une minute de silence en l'honneur de l'ancien-président de Cuba, sans en faire mention. «Nous avons jugé que ce n'était pas souhaitable que les élus envoient un tel message sur la scène internationale», a précisé le porte-parole caquiste, Samuel Poulin.

Les péquistes souhaitaient pour leur part des amendements au texte libéral afin de préciser que la promesse de liberté du leader «a cédé le pas à une nouvelle forme d'autoritarisme».

Pour le député solidaire Amir Khadir, le comportement du PQ et de la CAQ est «très disgracieux».

«Ce que le président Castro a accompli pour son peuple pour surmonter les dangers auxquels faisait face son pays dans sa quête d'indépendance et sa lutte contre l'impérialisme peut être l'objet de nombreuses critiques, mais aujourd'hui, il vient de décéder, il faut un minimum de hauteur dans nos interventions à l'Assemblée nationale», a dit le député de Mercier.

M. Khadir estime qu'on ne peut comparer Fidel Castro aux dirigeants de l'Arabie-Saoudite, qui décapitent les dissidents du régime, ou du Nord-Coréen Kim Jong-un, qui est à la tête d'une dictature militaire.

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