/news/politics

Conclusions d'un rapport

Des lacunes importantes dans les CHSLD

TVA Nouvelles

Les conditions difficiles des aînés pourraient conduire le Conseil de la protection des malades à utiliser la loi sur la maltraitance contre le gouvernement Couillard.

Leur représentant, Paul Brunet, a avancé cette solution pour faire bouger les choses, ce matin, à l'émission de Mario Dumont sur les ondes de LCN.

Dans un rapport dressé par des députés du PQ, du PLQ et de la CAQ sur l’état des CHSLD au Québec, il est écrit que les patients de six établissements ne reçoivent pas les soins nécessaires. À Verdun, le personnel dit gérer une chaîne de production; on a oublié le côté humain, écrit-on.

«Parce qu'il ne sent pas bon, parce qu'on n'a pas le temps de s'occuper de lui, parce qu'on n'a pas le temps de le faire manger. C'est de la maltraitance!» s’exclame M. Brunet.

«Le réseau est en train de devenir lui-même maltraitant, ajoute-t-il. Ce qui est intéressant, et épeurant en même temps, c'est qu'on va poursuivre éventuellement le gouvernement lui-même en vertu de sa propre loi.»

La ministre responsable des Aînés confirme que tous les établissements seront soumis à la loi.

«Ils devront avoir une politique sur la maltraitance, c'est le premier article, déclare Francine Charbonneau. Donc, on va recevoir monsieur Brunet en commission, il va nous exposer son idée.»

«Évidemment qu'on n'aura pas à utiliser cette loi-là si le tir est corrigé», ajoute le ministre de la Santé et des Services sociaux Gaétan Barrette.

Le ministre dit que son forum sur les meilleures pratiques et l'ajout de 65 millions dans les CHSLD vont résoudre en partie les problèmes.

«On est rendus à près de 1300 employés qui vont être engagés dans le réseau pour donner des services supplémentaires aux gens, poursuit le ministre. Et encore une fois, j'insiste: ce n'est pas pour changer des tapis.»

M. Barrette vise les syndicats et leur demande plus de souplesse.

«Les endroits qui étaient les plus dysfonctionnels étaient les endroits ou les conflits syndicaux étaient les plus grands, enchaîne-t-il. Est-ce qu'être surchargé de travail justifie la maltraitance?»

Gaétan Barrette ajoute que des cadres et des professionnels ont été congédiés au cours des derniers mois parce qu'ils ne répondaient pas aux exigences.

Dans la même catégorie