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Laurentides

Leur biche saisie par des agents de la faune

TVA Nouvelles

Un couple des Laurentides a eu la mauvaise surprise d’avoir la visite d’agents de protection de la faune lundi après-midi.

Ces derniers se sont rendus à leur domicile pour saisir une biche qu’ils avaient depuis plus de quatre ans.

Brigitte Thomas et Yves Martel se demandent maintenant comment ils pourront récupérer «May» qu’ils ont recueillie quand elle était toute petite.

«C’est une amie qui a ramassé la biche sur le bord de la rue parce que sa mère s’était fait frapper par une voiture. Elle nous l’a amené parce que nous avons plus de 80 acres de terrain chez nous en montagne», a expliqué Mme Thomas en entrevue à l’émission Denis Lévesque.

M. Martel et Mme Thomas ont détaillé comment ils avaient pris soin du cervidé et qu’ils l’avaient nourri au biberon, «avec du lait de chevreau», pour qu’elle grandisse bien.

«Le chien de la famille lui a aussi servi de mère. Elle se couchait dans les pattes de Cannelle, notre labrador brun et passait la nuit collée à elle», a fait savoir Yves Martel.

La biche a ensuite profité de l’abri extérieur qui a été construit spécialement pour elle. Un enclos d’environ quatre acres pour qu’elle puisse se promener sans être exposée aux risques de la nature sauvage qu’elle ne connaissait pas.

«On aurait pu la laisser partir le premier automne (...) Sauf qu’on a eu des problèmes avec des chiens du voisinage (...) c’est pour ça qu’on ne l’a pas laissé partir. Ils l’auraient probablement attaqué et elle serait morte», a précisé Brigitte Thomas

Placée dans un refuge

Dénoncés par une personne non identifiée, Brigitte Thomas et Yves Martel ont donc reçu la visite des agents de la protection de la faune lundi après-midi.

«Hier après, 15h29 très précisément, j’étais à Lachute et j’ai reçu un appel. On me dit que c’est le représentant de la Faune. Il me dit "écoutez, vous avez une biche à la maison, on le sait, on est allé voir. Vous avez deux choix: ou vous nous laissez l’emmener ou on demande un mandat à un procureur et on l’emmène quand même ce soir"», a indiqué Mme Thomas.

La femme a ensuite expliqué comment les agents avaient obtenu un mandat sur leur téléphone cellulaire et comment ils ont emmené l’animal, les laissant en pleurs.

Ils ont expliqué au couple que trois choix se présentaient pour le futur de «May».

«Le retour dans la nature, mais ce n’est pas envisageable, car elle va mourir. Ouvrir la barrière pour la laisser hors de l’enclos, mais ils ont refusé en disant qu’elle reviendrait toujours au même endroit. Enfin le placement dans un refuge.»

Le couple veut maintenant tout faire pour récupérer l’animal, craignant qu’elle soit euthanasiée si le refuge devait manquer de place.

«On veut continuer à la garder. S’ils veulent venir à l’occasion, faire des tests ou faire venir des vétérinaires, on n’a aucun problème avec ça», a précisé Mme Thomas.

Cette dernière a lancé de nombreux appels sur les réseaux sociaux et cherche maintenant de l’aide pour faire la bonne demande au service de protection de la faune pour pouvoir récupérer «May».