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Huit édifices religieux

Près de 3 M$ pour des lieux de culte montréalais

Caroline Lévesque | Agence QMI

Journal 24h Montréal, Agence QMI

Neuf églises de Montréal nécessitant des travaux majeurs se partageront 2,7 millions $ du gouvernement provincial pour être restaurées.

«Ce n’est pas un danger public, mais si on attendait encore plusieurs années, ça pourrait devenir sérieux», a indiqué le révérend Donald Boisvert, recteur par intérim de la cathédrale Christ Church, érigée en 1859.

Cette dernière a reçu la plus grosse part de la subvention, soit 1 million $, mais ce n’est pas assez pour combler les besoins de ce bâtiment classé comme monument historique, qui s’estiment à 4 millions $. On doit, entre autres, solidifier la flèche du clocher en aluminium et refaire la toiture. Déjà, on prévoit les autres demandes de subventions annuelles auprès du Conseil du patrimoine religieux du Québec.

En plus de la cathédrale Christ Church, la Maison de Mère d'Youville, l'église Saint James United, l'église Saint-Jean-Baptiste, l'église Saint James the Apostle, l'église Saint-Esprit, le Grand Séminaire de Montréal, l'église Notre-Dame-du-Bel-Amour et les deux statues situées en façade de l'église Saint-Enfant-Jésus du Mile-End feront l'objet de travaux majeurs d'ici les trois prochaines années.

Des priorités

Infiltration d’eau, solidification des façades et fondations, restauration de toitures, de vitraux et fenestration, les travaux étaient des priorités pour le Conseil du patrimoine religieux du Québec.

À la Maison de Mère d’Youville, la façade est dangereuse. On a dû y mettre un filet de rétention afin que les pierres de l’ancien magasin entrepôt ne tombent pas sur le trottoir.

«On aide aussi financièrement la restauration de l’ancienne chapelle où on a dû étayer pour éviter que ça tombe», a souligné Jocelyn Groulx, directeur du Conseil du patrimoine religieux du Québec.

Au Diocèse de Montréal, on compte quatre églises qui nécessitent la poursuite de travaux majeurs.

«Les besoins sont grands, mais les montants reçus correspondent à ceux demandés», a mentionné Caroline Tanguay, responsable de l'art sacré et du patrimoine religieux au diocèse de Montréal.