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Journée mondiale de lutte contre le sida

Encore beaucoup de préjugés sur le VIH

TVA Nouvelles

La Maison Re-Né de Trois-Rivières offre un milieu de vie à des personnes atteintes du virus du sida tout en apportant son aide à d’autres malades dans leur centre de jour.

«C'est une clientèle qui est vulnérable», souligne la directrice, Carole Leclerc. «À la Maison Re-Né, ils peuvent parler de leur maladie ouvertement, sans avoir à subir de préjugés.»

C’est notamment le cas de Keven (prénom fictif) qui a appris il y a deux qu’il était séropositif.

En entrevue à TVA Nouvelles, il a admis qu’un tel diagnostic «frappait» fort.

Oui c’est difficile. Ça fait peur (...) Mais si on fait comme tout le monde et qu’on mène une saine vie avec une trithérapie, alors les changements sur la vie quotidienne ne sont pas si majeurs que ça», explique-t-il.

Hausse de 177% des cas de gonorrhée

En Mauricie, le portrait des infections transmises sexuellement et par le sang est accablant depuis quelques années.

Ainsi, on compte 325 cas de chlamydia pour 100 000 personnes. Chez les 20-24 ans, ce sont deux jeunes sur 100 qui sont touchés.

Le constat est le même pour la gonorrhée, dont les cas sont en hausse de 177% depuis cinq ans.

«Dans la tête de la population et du gouvernement, il y a des médicaments, donc il n'y en a plus de problèmes. Même si les gens prennent une médication, ça ne veut pas dire qu'ils se sentent en forme», précise Carole Leclerc.

La directrice de Re-Né veut donc continuer de miser sur la prévention tout en investissant davantage dans l’hébergement pour les malades qui ont une meilleure espérance de vie, mais qui subissent un vieillissement prématuré.

- avec la collaboration de Patricia Hélie