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Congrès général de l'UPA

Le ministre Paradis jugé arrogant par les agriculteurs

Agence QMI

Periode des questions

Simon Clark/Agence QMI

La présentation du ministre de l’Agriculture Pierre Paradis, jeudi, lors de la conclusion du Congrès général de l’Union des producteurs agricoles (UPA), qui se tenait à Québec, a été saluée par des huées des délégués.

«On a été déçu de son attitude. Il est arrivé vers nous avec une certaine arrogance par rapport à nos demandes, qu’on trouve raisonnable et légitime», a dit le président général de l’UPA, Marcel Groleau.

Les réponses de M. Paradis ont été jugées insatisfaisantes sur les trois priorités identifiées par les 320 délégués, soit la relance des investissements (l’UPA demande 150 millions $ par année, pour les cinq à sept prochaines années), les changements administratifs annoncés au Programme de crédit de taxes foncières agricoles et le maintien de l’aide directe offerte aux éleveurs pour réduire les coûts des services vétérinaires à la ferme.

«Pour les taxes foncières, ç’a été une fin de non-recevoir, a souligné Marcel Groleau. Le ministre a dit qu’il ne croyait pas à nos calculs.»

Le ministre a aussi été insensible à ce que l’UPA considère comme un sous-investissement chronique dans le milieu agricole, depuis les 15 dernières années. «Cet argent est essentiel si on veut répondre aux enjeux animaliers, sociétaux et environnementaux, a mentionné M. Groleau. Si on veut positionner l’agriculture pour 2020, il faut lancer un chantier d’investissement.»

Le président général de l’UPA n’a senti aucune ouverture de la part du ministre Paradis. «Ce gouvernement ne sent pas l'urgence. Il est dans la pensée magique, en raison de la résilience du secteur agricole et de notre capacité d’adaptation. Or, depuis 2010, on a perdu des fermes.»

Selon Statistique Canada, les dépenses en immobilisations dans le secteur agricole québécois ont augmenté de 23 % entre 2006 et 2015, contre 94 % en Ontario et 160 % pour l’ensemble du pays.

«Nos compétiteurs internationaux continuent d’être soutenus par des politiques agricoles agressives, car leurs gouvernants ont identifié l’agroalimentaire comme un levier économique important», a mentionné Marcel Groleau.