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Expiration des points

La volte-face d’Air Miles accueillie tièdement

TVA Nouvelles

Plusieurs consommateurs et membres d’Air Miles ont accueilli avec un certain scepticisme l’annonce de Loyalty One, l’entreprise derrière le populaire programme de récompense.

«C’est le minimum. Ils cèdent sous la pression populaire et les recours judiciaires qui s’organisent contre eux», estime Anny Cyr, cette dame qui a raconté à TVA Nouvelles plus tôt cette semaine ses démêlés avec Air Miles.

«Je n’ai pas l’impression qu'ils ont pris cette décision pour les membres», ajoute-t-elle, précisant que le réel problème de l’entreprise est de ne pas avoir eu assez d’agents de service à la clientèle pour gérer la crise.

Autre problématique : bien des membres du programme de fidélité se sont aussi acheté des articles dont ils n’avaient pas nécessairement besoin de manière à ne pas perdre leurs points avant l'échéance du 31 décembre.

«Ha bravo ! Je me suis empressée de dépenser mes points tant qu'à les perdre. Oui j'aurai un article, mais certainement pas celui de mes ‘rêves’ si j'avais pu continuer à les accumuler», a commenté une internaute.

«J'ai tout passé mes points en participations à de tirages niaiseux», avoue une autre.

«Je ne crois pas qu’on aurait pu faire pire»

Me François Lebeau, avocat spécialisé en droit du voyage, croit que plusieurs éléments ont forcé la main de Loyalty One.

D’une part, il explique que l’intervention de Stéphanie Vallée, ministre de la Justice, a envoyé un «message fort». Ce dernier croit aussi que les menaces d’actions collectives ont potentiellement influencé la décision.

Finalement, François Lebeau estime que la pression populaire était devenue trop forte pour l’entreprise: «au niveau de l’image, ça a été désastreux! Je ne crois pas qu’on aurait pu faire pire».

«Il y aura de la frustration, mais c’est une bonne décision [...] C’est une gaffe monumentale et ça va servir de leçon aux programmes de fidélité», juge l’avocat.

 

 

 

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