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Assemblée nationale

Front commun des partis d’opposition pour un scrutin proportionnel

Agence QMI

JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Le Parti québécois, la Coalition avenir Québec, Québec solidaire, le Parti vert du Québec et Option nationale font front commun pour réclamer la mise en place d’un mode de scrutin proportionnel pour l’élection générale prévue en 2022.

«L’instauration d’une forme de mode de scrutin proportionnel est une mesure importante pour redonner confiance à la population envers la classe politique. Impérativement, il faut que chaque vote compte», a dit par communiqué la porte-parole de l’opposition officielle responsable de la réforme des institutions démocratiques, Véronique Hivon.

Le scrutin devrait également tenir compte, un peu plus, du poids des régions et favoriser l’élection de femmes, de jeunes et des gens issus de communautés ethnoculturelles, selon ces partis.

Cette sortie commune s’est effectuée en marge du lancement de la campagne «Chaque voix compte!» de l’organisme citoyen non partisan Mouvement Démocratie Nouvelle (MDN).

«Plus de la moitié des pays dans le monde ont un mode de scrutin proportionnel. La représentation de l’Assemblée nationale doit refléter le vote populaire, tout en assurant une place de choix à nos régions», a mentionné Benoît Charrette, porte-parole de la CAQ pour la réforme des institutions démocratiques.

De son côté, Manon Massé de Québec solidaire souligne qu’il faut modifier «notre système électoral poussiéreux pour qu’il soit plus démocratique».

«Maintenant que cinq des six principaux partis québécois s’engagent dans cette direction, la conjoncture est favorable pour qu’on puisse enfin y arriver. Cette volonté reflète d’ailleurs un large consensus social», a-t-elle ajouté.

Les cinq partis demandent au gouvernement libéral de travailler avec eux pour changer le mode de scrutin. Ils souhaitent se baser sur le rapport du Directeur général des élections du Québec de 2007 et sur l’avant-projet de loi, déposé en 2004 par le gouvernement libéral de Jean Charest, pour lancer les débats.

Au ministère responsable de la Réforme des institutions démocratiques, le cabinet de la ministre Rita de Santis dit prendre acte de la demande. On mentionne également attendre la conclusion de la réforme entamée au fédéral par le gouvernement Trudeau.