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Vote de confiance

La présidente des cols bleus désavouée par la moitié de ses membres

Améli Pineda | Agence QMI 

La présidente des cols bleus de la Ville de Montréal a tenté de jouer avec les mots pour dissimuler qu'elle a été désavouée par la moitié de ses membres samedi après une assemblée houleuse qui a duré plus de cinq heures.

Les membres ont indiqué à 50,6 % ne plus avoir confiance en Mme Racette et son équipe.

Devant les médias, Mme Racette a d'abord laissé entendre qu'il n'y avait pas eu de vote de confiance. Quelques minutes plus tard, son exécutif a dû confirmer qu'il aurait plutôt fallu comprendre que la majorité des membres ne l'appuient plus.

Ce vote ne changera toutefois rien au statut de Mme Racette et de son équipe, puisqu'il n'était que symbolique.

La rencontre des cols bleus s'est déroulée dans un climat de tension. Des policiers ont même été appelés par prévention pour éviter que les discussions dégénèrent.

Chantal Racette, présidente des cols bleus, est sur la corde de raide depuis que «Le Journal de Montréal» a révélé qu’elle a demandé qu’on installe des GPS sur les voitures de deux de ses directeurs syndicaux, le 18 novembre dernier.

Cette histoire a soulevé un véritable tollé au sein des membres du syndicat, si bien que plusieurs estiment que Mme Racette doit démissionner de son poste.

Au moins un col bleu montréalais qui aurait installé les appareils GPS sur les voitures personnelles de ses deux collègues fait présentement l’objet d’une enquête criminelle, a appris «Le Journal».

«Je m’en viens constater quel climat règne. J’entends qu’il y a beaucoup de grogne et ça me semble très malsain comme ambiance», a confié au «Journal de Montréal» Michel Parent, ancien président des cols bleus, qui avait été expulsé de son poste en mars 2015, après 12 ans de service.

Mme Racette est présidente du syndicat des cols bleus depuis avril 2015.

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