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Rage au volant

Un accrochage tourne au drame: «ma veine était trop déchiquetée»

TVA Nouvelles

Un homme de 37 ans a vu sa vie basculer à la suite d’un banal accrochage sur l’autoroute qui s’est transformé en cas de rage au volant.

Le 22 juillet dernier, par une belle journée d’été, le véhicule de François Fugère, qui traîne une remorque, percute légèrement le véhicule qu’il vient de dépasser à Terrebonne. Les deux conducteurs s’arrêtent à la sortie suivante pour constater les dégâts.

Une collision somme toute mineure: un peu de tôle froissée, quelques centaines de dollars de dommages tout au plus, et un phare brisé. Mais l’autre conducteur, furieux, sort un couteau et poignarde M. Fugère à cinq reprises.

Selon ce que ce dernier en comprend, son assaillant, après avoir été accusé d’agression armée et de tentative de meurtre, plaiderait la légitime défense. Le suspect, un homme de 54 ans, a été libéré sous conditions en attendant son retour en cour le 15 mars prochain, au palais de justice de Saint-Jérôme.

Capture d'écran TVA Nouvelles

La victime déplore la lenteur du système judiciaire, une situation qui ne l’aide pas à «passer à autre chose».

«Pendant sept semaines, j’ai agonisé à l’hôpital et passé des nuits blanches, témoigne-t-il. Ma famille a dû se déplacer chaque jour avec le stress de me perdre. J’ai eu huit chirurgies en 28 jours et je suis passé proche de la mort à trois reprises», explique-t-il, la gorge nouée, en ajoutant que sa condition s’était aggravée en raison de nombreuses hémorragies.

À un certain moment, ses proches ne croyaient pas qu’il survivrait. «Je saignais trop de partout, [les médecins] n’étaient pas capables de réparer mes veines à l’intérieur de mon corps, à la hauteur de ma clavicule et de ma carotide. La veine avait été trop déchiquetée par le couteau.»

Il ne pourra pas travailler au moins pour la prochaine année, car son emploi est exigeant sur le plan physique. Et pour le reste de sa vie, cet homme qui a toujours été très actif portera des séquelles de la sanglante agression.

«Le couteau [de l’agresseur] était tellement souillé qu’il m’a transmis des champignons dans le poumon. Par le biais du sang, ça s’est transporté dans mon œil gauche et j’en ai perdu l’usage de façon permanente», raconte-t-il.

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