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Hôpital de Rimouski

Obligés de rester en poste pendant leur dîner, ils remportent une bataille

TVA Nouvelles

Les professionnels en soins de l'Hôpital régional de Rimouski remportent une importante cause en arbitrage.

Le tribunal a reconnu que le temps de repas, où les employés sont tenus de demeurer dans leur unité de travail doit être considéré comme du temps travaillé et donc rémunéré au taux du temps supplémentaire.

Cette longue bataille a commencé il y a deux ans, quand une gestionnaire de l’administration a demandé aux employés du centre de soins en santé mentale de rester dans l’unité pendant leurs 45 minutes de pause.

Avant même cette décision, les employés de l’unité de soins en santé mentale devaient demeurer aux alentours de l’hôpital et rester disponibles.

En tout temps, dans l’unité, il doit y avoir au moins deux responsables pour des raisons de sécurité, advenant une urgence avec un patient.

Ce que la présidente déplore, c’est cette tendance à toujours tirer le maximum des employés en réduisant les temps de pause, amenant ceux-ci à travailler pendant 8 heures sans arrêt.

«Ce n’est pas un trente secondes passé à la salle de bain qui fait qu’on remonte notre batterie et notre énergie. On tend vers ça dans le domaine de la santé à diner que c’est normal de ne plus prendre de temps de repas, de manger un sandwich sur le coin d’un comptoir. On est rendu qu’on accepte l’inacceptable», explique Nancy Langlais, présidente du Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires de Rimouski.

Avec la décision de l’arbitre, les employés devront recevoir toutes les heures impayées depuis près de deux ans. Naturellement, cela pourrait avoir un impact dans d’autres hôpitaux de la province.