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Saint-Augustin-de-Desmaures

La femme d'un médecin poursuit sa coiffeuse pour 900 000$

Kathleen Frenette | Journal de Québec

La femme d’un médecin de Saint-Augustin-de-Desmaures poursuit sa coiffeuse pour plus de 900 000 $ à la suite d’une chute qui a eu lieu dans le stationnement de ce petit commerce de quartier.

C’est en janvier 2014 que la dame alors âgée de 56 ans a lourdement chuté au sol alors qu’elle se trouvait dans l’entrée de maison de la défenderesse.

Selon ce qu’il a été possible d’apprendre dans la poursuite, le «fond blanc du stationnement laissait croire à première vue qu’il était constitué de neige alors qu’il s’agissait plutôt de neige compactée glissante, sans aucun sel ni abrasif». La femme soutient que cela constituait un piège.

Conduite à l’hôpital, la quinquagénaire aurait subi une «fracture du radius gauche, intra articulaire avec déformation, déplacement et égrainement des os en plus de subir une rupture chronique du ligament scapho-lunaire gauche».

Elle a dû se soumettre à une intervention chirurgicale et mentionne vivre, depuis, avec de multiples douleurs et plusieurs «difficultés à fonctionner».

Selon la demanderesse, la coiffeuse et son assureur sont entièrement responsables de ce qui s’est produit ce jour-là puisque « le jour des évènements, la coiffeuse a de toute évidence fait défaut d’entretenir les aires de circulation afin de s’assurer de la sécurité de sa clientèle».

Au surplus, la défenderesse aurait avoué l’état de dangerosité des lieux en disant à sa cliente, qu’elle a vu chuter, « mon doux, c’est donc bien glissant!» et «en refusant de prêter assistance» à la demanderesse.

La femme blessée réclame 389 000 $ en son nom personnel pour des dommages non pécuniaires comme la douleur et les souffrances ou encore pour du matériel comme sa montre brisée qui vaut 1100 $ ou ses lunettes à 1200 $.

Son mari, lui, réclame un montant de 535 000 $ puisqu'à la suite de la chute de sa conjointe, qui travaillait pour lui, il s'est vu dans l'obligation de «diminuer ses activités professionnelles privées en expertise médico-légales».