/regional/estduquebec/cotenord

Tempêtes et grandes marées

L'érosion côtière mobilise l’Est-du-Québec et la Côte-Nord

TVA Nouvelles

Les tempêtes et les grandes marées qui ont touché les régions du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et de la Côte-Nord dans les dernières semaines mobilisent la population.

Ursule Boyer-Villemaire, chercheuse indépendante et doctorante de l'UQAR, l'a constaté dans les derniers jours, alors que sa page Facebook «Surveillance côtière Québec» a rejoint des centaines de personnes. De nombreuses photos de citoyens ont été partagées à la suite de la tempête du 30 décembre.

Avec la géolocalisation des photos, elle croit qu'il serait possible de monter une banque de données sur les secteurs les plus à risque de la région.

Une fois ces informations cumulées, elle pense qu'il serait sûrement plus facile de mobiliser les décideurs sur la question.

«Pour moi, il manque un peu une structure qui est interministérielle et qui permettrait de coordonner l’ensemble de ces forces vives là vers une stratégie côtière plus intégrée, plus à long terme qui tient compte de l’adaptation aux changements climatiques, a précisé la chercheuse. Ça ne se fera pas demain matin, il y a quelques efforts par les tables de concertation régionale qui sont en cours, mais ce n’est pas partout sur le territoire et je sens qu’il y a un vide un peu au niveau administratif.»

Le préfet de la MRC Rimouski-Neigette, Francis St-Pierre, espère que la catastrophe du 30 décembre fera bouger les choses.

La MRC a dû adopter une deuxième résolution l'automne dernier pour tenter de sensibiliser le gouvernement du Québec aux recommandations d'une étude de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR) sur les impacts des changements sur l'érosion côtière.

Francis St-Pierre suit le dossier depuis quelques années et estime qu'il est temps de le faire sortir des frontières de la région.

«Dans le Bas-Saint-Laurent on est la seule région à avoir un outil de concertation bien installé, au niveau du collectif régional de développement on va rencontrer les autres MRC qui touchent au fleuve, a-t-il dit. Il va falloir travailler ensemble à trouver une solution et à mettre de la pression pour que l’étude débloque le plus rapidement possible.»

Dans la même catégorie