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En vue du prochain remaniement ministériel

L’éthique de Sam Hamad jugée par les membres de son propre parti

Marc-André Gagnon | Agence QMI 

Simon Clark/Agence QMI

En attendant de savoir si Philippe Couillard a songé à lui en vue du prochain remaniement ministériel, Sam Hamad sera soumis au jugement des membres de son propre parti, qui sont invités à se prononcer sur son éthique dans un sondage interne.

Sam Hamad est-il un politicien «très éthique, assez éthique, peu éthique ou pas du tout éthique»? Cette question figure parmi les nombreuses autres d’un sondage envoyé aux militants libéraux, envoyé lundi et dont Cogeco Nouvelles a révélé l’existence.

M. Hamad s’était retiré de ses fonctions ministérielles au printemps dernier après avoir été éclaboussé par un reportage de l’émission «Enquête» au sujet de ses liens avec Marc-Yvan Côté et d’une subvention accordée à l’entreprise Premier Tech.

Le commissaire à l’éthique et à la déontologie, Jacques Saint-Laurent, a plus tard reproché au député de Louis-Hébert d’avoir manqué aux valeurs de l’Assemblée nationale en lien avec cette affaire.

Alors que son retrait se voulait d’abord temporaire, Sam Hamad n’a finalement jamais recouvré ses fonctions de président du Conseil du trésor et de ministre responsable de la Capitale-Nationale. Plusieurs s’attendent à ce que le premier ministre remanie son conseil des ministres sous peu, avec le retour de Pierre Moreau.

À saveur préélectorale

La firme Substance Stratégies, qui mène le coup de sonde, cherche également à savoir quelle est l’opinion des militants libéraux sur l’éthique de plusieurs autres personnalités politiques, dont Jean Charest, Nathalie Normandeau, Régis Labeaume, Denis Coderre, puis d’une manière plus large, chacun des partis représenté à l’Assemblée nationale et finalement, «les journalistes politiques québécois».

Les membres du parti sont aussi questionnés sur ce qui devrait, selon eux, constituer l’enjeu des prochaines élections générales et d'ici là, dans quels secteurs, outre la santé et l’éducation, le gouvernement devrait s'investir.

Cinq critiques formulées à l’égard du gouvernement Couillard sont par ailleurs identifiées dans le sondage afin d’en tester le bien-fondé, soit: «une éthique douteuse», «une trop grande ouverture à l’immigration», «une promotion trop timide des valeurs québécoises», «un leadership pas suffisamment affirmé» et «une politique économique trop sévère».

«Les résultats seront à usage interne», a indiqué le responsable des communications du PLQ, Maxime Roy.

Le Parti libéral a néanmoins publié deux messages sur Twitter, en début de soirée. Le premier pour réitérer que l’objectif était «de prendre le pouls de ses membres sur les enjeux de sa formation politique» et le second pour s’excuser.

«Si des personnes y ont vu une atteinte à leur réputation, nous en sommes profondément désolés et nous nous en excusons.»

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