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Mammographies illégales

Un infirmier militaire en cour martiale pour des attouchements sexuels

Agence QMI

Un ancien infirmier de l’armée canadienne fera face à une cour martiale, lundi, pour répondre à des accusations d’attouchements sexuels et de bris de confiance pour des événements survenus entre 2005 et 2009.

Selon le «London Free Press», James Wilks avait pour principale tâche de faire passer des évaluations de santé aux aspirants militaires. Il en aurait alors profité pour se livrer à des attouchements sexuels sur plusieurs femmes, notamment en leur faisant passer une mammographie, bien que cet examen ne soit ni nécessaire ni autorisé.

Les faits se seraient produits dans les centres de recrutement de Thunder Bay, de Sarnia et de London, tous en Ontario. James Wilks a été démobilisé en 2011 pour des raisons médicales, tout juste avant un premier procès en cour martiale où il a été trouvé coupable d’agressions sexuelles.

Il a été condamné à nouveau en 2013 après que de nouvelles victimes se soient manifestées. Il avait alors écopé de 30 mois de prison pour 10 chefs d’agressions sexuelles et 15 chefs de bris de confiance.

Les Forces armées canadiennes sont aux prises avec un important scandale d’agressions sexuelles alors qu’au moins trois recours collectifs ont été déposés par des victimes au cours de l’automne, dont un réclamant 1 milliards $ en dédommagement.

Plus d’une femme sur quatre soutient avoir été victime d’une forme d’agression sexuelle au cours de sa carrière dans les Forces, selon un sondage réalisé par Statistiques Canada en 2016.