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Semaine pour un Québec sans tabac

Colette Provencher se livre sur la mort de son père

Agence QMI

Environ 46 % des Québécois connaissent au moins une personne qui a souffert d'une grave maladie causée par le tabac, selon un sondage Léger dévoilé mardi matin par le Conseil québécois sur le tabac et la santé (CQTS).

Les proches affectés par les maladies ou les décès prématurés se retrouvent au centre de la 40e édition de la Semaine pour un Québec sans tabac du CQTS, qui se déroulera du 15 au 21 janvier prochain.

«Le tabagisme, c'est une épée de Damoclès au-dessus de la tête de chaque fumeur. Et le couperet tombe toujours sur quelqu'un qu'on aime. Comme le Québec compte encore 1,4 million de fumeurs, nous sommes tous susceptibles d'être affectés par cette problématique, un jour ou l'autre», a mentionné par communiqué Mario Bujold, directeur général du CQTS.

Cette année, Colette Provencher, présentatrice météo à TVA, agit comme porte-parole de la Semaine pour un Québec sans tabac.

«Mon père est décédé des suites d'un cancer du poumon en 1998. Il souffrait aussi d'emphysème et d'un cancer du foie. La cigarette a complètement hypothéqué sa vie. Pendant des années, nous l'avons vu chercher son souffle. Il était toujours fatigué, il toussait. Ç’a été très pénible de le voir dépérir ainsi», a-t-elle confié dans un communiqué.

Le CQTS a aussi lancé mardi le portail quebecsanstabac.ca pour inciter la population à arrêter de fumer.

«En regroupant le contenu de nos divers sites internet sur le portail quebecsanstabac.ca, en traitant de l'ensemble des questions qui touchent le tabagisme et en faisant écho au travail des organismes actifs sur cet enjeu majeur de santé publique, nous croyons que nous contribuerons plus efficacement à lutter contre le tabac au Québec», a dit M. Bujold.

Selon lui, le tabagisme coûte annuellement près de 4 milliards $ à notre société et est responsable de 10 400 décès annuellement au Québec, soit un sur six.

L'objectif du gouvernement du Québec est de réduire le nombre de fumeurs de moitié d'ici 2025.

Le sondage Léger a été réalisé auprès de 1000 Québécois francophones, en janvier et février 2016.