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Septuagénaire tué à Montréal

Le meurtrier d'un champion olympique de nouveau accusé d'homicide

Michael Nguyen | Agence QMI

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Le Montréalais accusé d’avoir tué un septuagénaire en septembre dernier, presque 30 ans après avoir causé la mort du champion olympique Victor Davis, a brièvement comparu à la cour ce mardi.

Glen Crossley, 46 ans, s’était rendu à la police lundi, quelques jours après qu’un mandat d’arrestation ait été émis contre lui.

«Il avait été averti par un membre de sa famille et il a agi en bon citoyen en se rendant dès qu’il a appris l’existence du mandat», a expliqué Me Gilbert Frigon ce mardi, après la brève comparution.

Crossley, qui est accusé d’homicide involontaire, n’a pratiquement rien dit devant la juge Sylvie Kovacevich. Flanqué de trois agents des services correctionnels de l’Établissement de détention de Montréal, il a gardé la tête basse, ne levant la tête qu’une seule fois pour regarder l’écran qui diffusait les images de la salle d’audience du palais de justice de Montréal.

À la demande de Me Jacques Dagenais de la Couronne, l'accusé est demeuré détenu. Il subira une enquête sur remise en liberté ce mercredi, au palais de justice de Montréal.

Le drame, qui avait coûté la vie d’Albert Arsenault, est survenu le 17 septembre dernier dans un bar de LaSalle. Ce soir-là, la victime aurait été poussée et en tombant des escaliers, elle aurait heurté sa tête au sol.

Selon la fille d’Albert Arsenault, Rachel, l’affaire aurait d’abord été traitée comme un accident. «On m’a dit que mon père était juste tombé», a expliqué au Journal Rachel Arsenault.

Mais en faisant sa propre enquête et en visionnant les images de surveillance et en questionnant des gens, la femme aurait découvert qu’il s’agissait peut-être d’un homicide. La police a poursuivi son enquête, ce qui a permis à mener à l’arrestation de Crossley.

«Mon mari venait d’avoir 70 ans, il riait tout le temps, il était toujours prêt à aider les autres», s’est remémoré la femme du défunt, Lise Hurtubise, lundi.

Crossley, de son côté, n’en est pas à ses premiers démêlés avec la justice. En 1989, il avait causé la mort du célèbre nageur Victor Davis lors d’un délit de fuite mortel. Crossley avait écopé de 10 mois de prison dans cette affaire.