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Paris

Braquage de Kim Kardashian: trois suspects remis en liberté

Sophie Deviller | Agence France-Presse

Trois personnes, dont un chauffeur, ont été relâchées mercredi, tandis que quatorze étaient toujours en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur le retentissant braquage de la vedette américaine Kim Kardashian à Paris en octobre, dont un homme de 72 ans soupçonné d'être l'un des agresseurs.

Deux jours après le coup de filet dans l'enquête, le chauffeur qui a véhiculé la vedette de télé-réalité dans Paris, où elle était venue assister à la Fashion Week, un homme et une femme ont été relâchés sans qu'aucune charge ne soit retenue contre eux, a précisé une source proche de l'enquête.

Parmi les quatorze suspects toujours entendus par les enquêteurs, soupçonnés d'être impliqués à des degrés divers dans le vol ou l'écoulement des bijoux, qui n'ont toujours pas été retrouvés, se trouve un homme de 72 ans, soupçonné d'avoir directement participé au braquage et interpellé lundi à Grasse (Alpes-Maritimes, sud-est).

Pierre B., surnommé «Pierrot», installé de longue date sur la Côte d'Azur et «tombé» en 2006 pour trafic de cocaïne, serait «monté au braquage» de la vedette américaine à Paris en octobre, a indiqué mercredi une autre source proche de l'enquête.

L'ADN d'un homme de 60 ans, connu pour des affaires de grand banditisme, avait été retrouvé sur les liens et le bâillon qui entravaient Kim Kardashian, conduisant les investigations aux autres membres de l'équipe.

Cinq hommes sont soupçonnés d'avoir directement participé au braquage, un sixième homme d'avoir servi de chauffeur aux présumés agresseurs.

Deux femmes figurent parmi les huit autres gardés à vue. Certains sont suspectés d'avoir participé à l'écoulement des bijoux, notamment un homme de 64 ans, figure du milieu gitan condamné en 1998 pour «détention et transport de fausse monnaie» et en 2011 pour «vol aggravé».

S'agissant d'une enquête notamment ouverte pour «vol avec arme en bande organisée», les gardes à vue sont susceptibles de durer jusqu'à 96 heures, soit vendredi.

À ce stade, les bijoux n'ont toujours pas été retrouvés, mais «environ 200 000 euros en liquide ont été saisis» lors des perquisitions, d'après la source proche de l'enquête.

Les investigations, qui avaient conduit à l'arrestation de dix-sept personnes lundi en région parisienne et dans le sud de la France, pourraient s'orienter vers Anvers (Belgique), plaque tournante du commerce de diamants, où deux des suspects ont été vus.

Dans la nuit du 2 au 3 octobre, la vedette ultramédiatisée de téléréalité de 36 ans s'était fait braquer par cinq hommes armés - arrivés et repartis à vélo - dans une discrète résidence hôtelière de luxe du centre de Paris, où elle était venue assister à la Fashion Week.

Après l'avoir ligotée, bâillonnée et enfermée dans la salle de bain, ses agresseurs étaient repartis avec une bague d'une valeur de quatre millions d'euros et un coffret de bijoux pour un montant de cinq millions.

Ce braquage spectaculaire, le plus important vol de bijoux commis au détriment d'un particulier en France depuis plus de 20 ans, avait fait en quelques heures le tour du monde et affolé les réseaux sociaux.

Le vol des bijoux de Kim Kardashian s'inscrit dans une série d'agressions visant des riches étrangers, qui écornent l'image de Paris, première destination touristique au monde, en pleine campagne pour reconquérir ses visiteurs après les attentats jihadistes meurtriers de novembre 2015.

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