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Sainte-Anne-de-la-Pocatière

Un test d’ADN pour découvrir qui abandonne ses vieilles couches sales!

TVA Nouvelles

Un maire du Bas-Saint-Laurent prend les grands moyens pour coincer celui ou celle qui depuis sa voiture jette des couches souillées d’adultes et d’enfants sur le bord de la route depuis six mois: un test d’ADN.

«Ça a commencé en juillet dernier. Ça se produit d’une façon sporadique et aléatoire, c’est difficile de prendre celui qui commet ce méfait-là. C’est dans le secteur de la route 230 et de la route Martineau sur une distance d’un kilomètre, un kilomètre et demi», a raconté le maire de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, Rosaire Ouellet, à TVA Nouvelles.

L’élu dégouté de la situation avance qu’il s’agit de couches pour bébés et adultes. «Elles sont déposées dans des sacs de plastique et tirées à partir du véhicule noir et quand ça tombe par terre les sacs se brisent», poursuit M. Ouellet.

Quand les premières couches souillées ont été découvertes, les gens de la petite municipalité et le maire ont cru que c’est le camion des ordures qui les échappait, mais se sont rendu rapidement compte que ce n’était pas le cas.

Plus au Moyen Âge

«Les résidants les ont ramassées, les ont mises dans leurs poubelles, car ce n’est pas agréable d’avoir ça devant chez soi. Ça s’est répété. On a demandé aux gens de surveiller, car évidemment, on ne peut pas mettre un policier là régulièrement. Et ça s’est accéléré», nuance le maire.

Rosaire Ouellet a décidé de recourir à d’autres moyens que la surveillance citoyenne pour coincer le malfaiteur. «On peut avoir des soupçons, mais pour avoir des preuves il faut aller les chercher. Si on a des tests d’ADN et des soupçons, si cette personne-là va prendre un verre au restaurant et que l’ADN concorde. On va finir par le pincer», espère Rosaire Ouellet.

«Il y a un problème environnemental. Des couches souillées peuvent transporter des maladies. On n’est plus au Moyen Âge», lance le maire.

La personne qui se débarrasse de ses couches sales contrevient au règlement municipal. «On veut surtout que ça arrête, car s’il n’arrête pas, ça va lui couter un petit bras. Il va devoir payer les dommages collatéraux», soutient Rosaire Ouellet bien décidé à régler la situation.