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Hôpital de Sainte-Anne-des-Monts

Réduction de personnel dénoncée

Agence QMI | TVA Nouvelles

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) dénonce la réduction du nombre de professionnels dans l'unité de santé physique courte durée à l'Hôpital de Sainte-Anne-des-Monts, en Gaspésie.

Selon le syndicat, la situation a un impact direct sur la qualité des traitements et sur l'ambiance de travail. Des membres du syndicat sont à bout de souffle et des patients ne reçoivent pas les soins adéquats.

«Présentement, en santé physique courte durée, l’employeur a décidé de retirer deux infirmières. Une infirmière du quart de soir et une du quart de nuit, ce qui fait que ça alourdit énormément la tâche», explique Alexandre Michaud, président du Syndicat des professionnelles en soins de la Gaspésie.

Le syndicat s'attend à ce que les réorganisations augmentent le temps d'attente sur civière à l'urgence pour procéder aux admissions et diminuent le temps qu'on accorde aux patients en fin de vie.

Linda Bouchard, vice-présidente de la FIQ, fait une demande publique au ministère de la Santé. «Ce qu’on demande au ministre, c’est d’arrêter les compressions budgétaires, d’arrêter de saccager le réseau de la santé avec ses compressions.»

Le ministère de la Santé du Québec a décliné notre demande d'entrevue, nous référant au Centre intégré de santé et de services sociaux de la Gaspésie.

«Il n’y a pas de compression et il n’y a pas de diminution des lits ou quoi que ce soit actuellement pour la Haute-Gaspésie. Ce qu’on parle c’est une adaptation, justement de l’équipe, en conséquence de l’occupation actuelle des lits à l’Hôpital de Sainte-Anne-des-Monts», précise Michel Bond, directeur des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques du CISSS de la Gaspésie.

Le comité des usagers, un organisme indépendant du Centre intégré de santé et de services sociaux qui a pour mission de veiller au respect des droits usagers n’a toujours pas reçu de doléances à ce sujet de la part de la population.

«Normalement, quand il y a un problème majeur, les gens localement vont référer à notre organisme pour s’assurer que c’est pas uniquement que chez eux que ça se produit, mais on n’a pas reçu de plainte encore. On peut donc supposer que les choses ne sont pas si mauvaises que ça», remarque Camille Leduc, président du comité des usagers du centre intégré.