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Hôpital Maisonneuve-Rosemont

La radiochirurgie, une intervention sans scalpel contre le cancer

TVA Nouvelles 

Selon les pronostics, les cas de cancers vont augmenter de 30 % au Québec d’ici 15 ans. Dans ce contexte, la radiochirurgie est de plus en plus courante.

À l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, 200 interventions du genre sont pratiquées chaque année et ce nombre pourrait augmenter. Une radiochirurgie ne nécessite pas d’hospitalisation et n'a pas d’effets secondaires. Des rayons gamma beaucoup plus puissants qu’en radiothérapie sont utilisés.

Notamment, dans le cas de Carole Baril, elle a subi un traitement pour faire disparaître une tumeur de 1,8 centimètre du côté droit de son cerveau.

«C'est un traitement par radiation où l’on va créer une ablation d'une masse cancéreuse minuscule», explique Dr Christian Boukaram, radio-oncologue de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

En octobre dernier, la femme de 63 ans a subi une intervention chirurgicale pour retirer avec succès une tumeur du côté gauche de son cerveau. Toutefois, une nouvelle métastase est apparue. Les médecins ont donc décidé cette fois-ci d'utiliser la radiochirurgie.

Les cellules cancéreuses détruites se nécrosent et meurent. Cela peut prendre trois mois.

«On parle de plus de 90% de chances de justement contrôler la masse», dit le Dr Boukaram.

L'intervention effectuée par les technologues sous la supervision du médecin dure une dizaine de minutes. Elle ne nécessite pas d'anesthésie.

«Il faut vraiment que ce soit quelque chose de petit, de bien localisé, et ça doit être situé dans un endroit où l’on peut faire le traitement sans risque de toxicité», ajoute le Dr Boukaram.

«Ça ne fait pas mal, du tout, du tout! C'est vraiment comme un examen ordinaire», a dit Mme Baril en quittant la salle.

Un seul traitement suffira. Elle reverra le docteur Boukaram dans trois mois.

Avant elle, un homme avec une tumeur au poumon et qui ne peut pas être opéré à cause de ses graves problèmes cardiaques a subi lui aussi la radiochirurgie.

Dans ce cas-ci, les doses doivent être moins fortes pour éviter d'endommager les autres organes. Il en aura huit au total, le maximum. Les rayons doivent frapper au millimètre près. Pour s'en assurer, on utilise des examens d'imageries en trois dimensions pour cerner la tumeur. Lorsque le patient respire, la tumeur bouge.

En 2017, 52 000 nouveaux cas de cancer seront diagnostiqués au Québec. Les médecins pourraient donc opter pour la radiochirurgie plus souvent.

«Les patients, souvent, vont repartir chez eux avec leur auto et vont même me demander: est-ce que j'ai vraiment reçu un traitement?», conclut le Dr Christian Boukaram.