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Fusillade à Québec

La mosquée avait déjà été ciblée par le passé

TVA Nouvelles

CAPTURE D'ÉCRAN/GOOGLE MAPS

Le Centre culturel islamique de Québec, qui a été le théâtre d’une fusillade mortelle dimanche soir, avait déjà été la cible d’actes haineux par le passé.

En juin dernier, une tête de porc emballée dans un paquet cadeau avait été déposée à l’entrée du lieu de culte, en pleine période du ramadan. Elle était accompagnée d’une carte sur laquelle on pouvait lire «bonne appétit» (sic). La tête de porc avait été retrouvée par un fidèle après une séance de prière.

À cette époque, les responsables de la mosquée avaient indiqué qu’il ne s’agissait pas du premier épisode de vandalisme.

Environ trois semaines plus tard, en juillet, des tracts islamophobes ont été distribués dans le quartier. La lettre liait le Centre culturel islamique aux Frères musulmans, un groupe religieux et politique né en Égypte en 1928.

«Cette même mosquée est un foyer de radicalisme où on propose aux fidèles de lire les écrits d’idéologues qui prônent le djihad violent, la charia, l’infériorisation de la femme, l’homophobie virulente», pouvait-on lire dans les pamphlets distribués anonymement dans les quartiers voisins de la grande mosquée de Québec.

Photo lettre islamophobe

gracieuseté, Journal de Québec

Le président de la CCIQ avait rejeté ces allégations de proximité avec les Frères musulmans, qu’il juge «fausses de A jusqu’à Z».

«Sur le plan historique, ça ne peut pas coïncider, avait confié Mohammed Yangui. Ce sont des choses très différentes qui ne coïncident pas ni dans le temps ni dans la réalité. Quelqu’un qui connaît un peu la politique ou la géographie peut comprendre que ces allégations sont fausses.»

Pour ces deux incidents, le Service de police de la Ville de Québec avait ouvert une enquête.

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