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Groupes environnementaux

Commission parlementaire réclamée pour le projet de train électrique

Marie Christine Trottier | Agence QMI 

Seule une commission parlementaire sur le projet de train électrique permettrait d'étudier toutes les alternatives de transport en commun possibles, soutiennent des groupes environnementaux.

«Ce projet ne fonctionne pas. Ça prend un meilleur service, pour un maximum de gens, pour un minimum de pollution, un minimum d'étalement [urbain], un minimum d'argent et un minimum d'autos sur la route», lance Shaen Johnstone, de la Coalition climat Montréal, à propos du projet proposé par la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ-Infra).

Dimanche, cette Coalition et le groupe Trainsparence, qui réunit une quarantaine de groupes écologistes, ont réclamé une commission parlementaire pour répondre aux questions soulevées dans le rapport du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE).

Selon Mme Johnstone, le REM augmentera les émissions de gaz à effet de serre tout en diminuant l'achalandage dans certaines lignes de trains de banlieue dont Vaudreuil-Dorion et Candiac.

«Les projets dont les coûts ont explosé, c'est souvent parce qu'ils étaient mal définis, croit Jean E. Fortier, ancien président du Comité exécutif de la Ville de Montréal entre 1998 et 2000. Le REM en est encore à une phase qui peut nous amener à des dépassements de coûts.»

Tramway

«Si on choisit le bon mode, au bon endroit, on pourrait faire beaucoup plus. On pourrait desservir cinq fois plus d'usagers pour le même budget», a ajouté Luc Gagnon, chargé de cours à l'École des technologies supérieures.

Il propose, notamment, un «grand virage» vers une électrification des transports collectifs. Pour un budget semblable à celui du REM, il souhaite plutôt ajouter trois stations de métro, six lignes de tramway et investir 2 milliards $ pour rénover deux lignes de banlieues.

«On est sur le point d'investir 6 milliards $. Ces milliards-là ne reviendront pas pour d'autres projets. Il vaut mieux être certain qu'on investit au bon endroit», croit Sylvain Ouellet, porte-parole de Projet Montréal en environnement.

Pour sa part, Richard Bergeron, responsable de la Stratégie centre-ville pour l’équipe Coderre, a simplement indiqué sur Twitter qu’il a «toujours milité pour des investissements majeurs en transport en commun à Montréal» et que «le REM doit aller de l’avant».

Le cabinet du premier ministre Philippe Couillard et CPDQ-Infra n'ont pas rendu les appels du «24 Heures».

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