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Attentat dans une mosquée

À Québec, Justin Trudeau rend hommage aux victimes

Dominique La Haye | Journal de Québec

 - Agence QMI

Le premier ministre Justin Trudeau a pris la parole lundi soir, lors d'un important rassemblement en mémoire des victimes et pour exprimer leur appui aux proches et à la communauté ébranlée par l'attentat survenu au Centre culturel islamique dimanche soir.

«Le Canada est uni ce soir. Nous sommes tous ici pour être témoins de notre solidarité», a exprimé le premier ministre, soulignant la présence de tous les partis politiques présents à la Chambre des communes.

Il avait en effet effectué fait le voyage d’Ottawa en compagnie de son épouse, Sophie Grégoire Trudeau, de la chef par intérim du Parti conservateur, Rona Ambrose, du chef sortant du NPD, Thomas Mulcair, du chef du Bloc québécois Rhéal Fortin et de la chef du Parti vert Elizabeth May.

Des représentants de l'Assemblée nationale, notamment le premier ministre Philippe Couillard, mais aussi le maire de Québec, Régys Labeaume, ont aussi marché dans le froid pour ce moment de recueillement.

«Nous n’acceptons pas cette haine», a insisté Justin Trudeau devant une foule compacte. Il a parlé de vies perdues par une haine déployée contre des gens «réunis dans l’amitié et la foi». Il a aussi affirmé qu'ils auront des discussions difficiles avec leurs enfants pour tenter «de leur expliquer l’inexplicable».

Avant de quitter la capitale fédérale, plus tôt dans la journée, le premier ministre avait pris la parole à la Chambre des communes pour dénoncer la fusillade, la qualifiant «d’acte terroriste» perpétré contre les valeurs canadiennes.

«Ces personnes ont été visées uniquement parce qu’elles pratiquaient leur religion. Il s’agit d’un acte terroriste. C’est une attaque contre les valeurs les plus profondes et les plus chères aux Canadiens : l’ouverture, la diversité et la liberté de religion», a réagi le premier ministre, alors que reprenaient lundi les travaux parlementaires à la suite de la relâche du temps des Fêtes.

Une minute de silence a été observée avant la période des questions, en mémoire des victimes du Centre culturel islamique de Québec.

Au fond des choses

«Aux personnes blessées, aux familles des victimes, à la population de Québec et à tous les Canadiens, sachez que nous allons aller au fond des choses. Un tel acte de violence n’a pas sa place dans la société canadienne», a poursuivi M. Trudeau.

Il a invité la population à ne pas se laisser intimider par cet attentat et à y répondre avec «amour et compassion» plutôt que par la «violence».

La chef par intérim du Parti conservateur, Rona Ambrose, a souligné qu’il s’agissait d’un «choc terrible pour la région».

«Québec est une ville chaleureuse et accueillante, l’une des villes les plus sécuritaires du Canada. C’est quelque chose qui fait la fierté de ses citoyens», a-t-elle soutenu.

«Cette attaque est un autre rappel que notre pays n’est pas immunisé face au terrorisme et démontre que nous devons toujours rester vigilants contre cette menace», a renchéri Mme Ambrose.

Le chef sortant du NPD, Thomas Mulcair, a dit craindre pour la sécurité dans les lieux de culte.

«Les gens ne se sentent pas en sécurité dans leurs lieux de culte. Plusieurs ne se sentent pas en sécurité dans leurs communautés. Cela, nous ne pouvons pas l'accepter. Ce n'est pas le Canada auquel nous croyons et ce n'est pas le genre de société dans laquelle nous souhaitons vivre», a-t-il déclaré.

Pour sa part, le chef par intérim du Bloc québécois, Rhéal Fortin, a indiqué que l’attentat de Québec était le reflet «d’un climat de méfiance et d’intolérance» dans la société occidentale.

«Un climat malsain s'est introduit dans notre société et dans tout l'Occident, et l'attentat de Québec en est la dernière incarnation», a-t-il affirmé.
 

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