/news/politics

Ottawa

La rentrée parlementaire assombrie par l’attentat de Québec

Agence QMI

Après six semaines de pause, les élus fédéraux étaient de retour à la Chambre des communes, lundi, au lendemain de l’attentat qui a fait six morts dans une mosquée de Québec.

Sans aucun doute, les parlementaires des différents partis ont été amenés à commenter cette tragique fusillade, qui a également fait huit blessés au Centre culturel islamique de Québec.

En soirée, dimanche, les chefs des principales formations politiques ont tous réagi au drame via les réseaux sociaux. «C’est avec un sentiment de choc, de tristesse et de colère que j’ai appris qu’une fusillade tragique et mortelle avait eu lieu ce soir. Nous condamnons cet attentat terroriste dirigé contre des musulmans», a notamment indiqué le premier ministre Justin Trudeau

«Nous priions pour les victimes de ce crime innommables. Les responsables doivent affronter la justice», a pour sa part affirmé la chef de l’opposition, Rona Ambrose.

De son côté, le leader néodémocrate Thomas Mulcair a invité à se tenir «debout avec nos voisins musulmans contre la haine.»

L’effet Trump aux Communes

Les questions liées au sort des musulmans au Canada promettent déjà d’être mises de l’avant en ce début de session parlementaire, en raison des politiques adoptées par le nouveau président américain Donald Trump.

Déjà, dimanche, le ministre de l’Immigration Ahmed Hussen a indiqué que le Canada est prêt à accorder une résidence temporaire aux voyageurs qui se trouveraient bloqués en raison du décret adopté par le président Trump. Cette mesure limite la circulation de ressortissants provenant de l’Irak, de l’Iran, de la Libye, de la Somalie, du Soudan, de la Syrie et du Yémen.

L’intention affichée de M. Trump de renégocier l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) devrait également donner lieu à plusieurs échanges entre les parlementaires au cours de la session à venir.

En matière d’économie, le gouvernement Trudeau aura aussi fort à faire face à ses adversaires pour défendre sa vision. Vendredi dernier, Ottawa a révélé que son déficit a atteint 12,7 milliards $ en huit mois, soit entre avril et novembre 2016.

Les budgets déficitaires prévus par le gouvernement sont régulièrement qualifiés d’irresponsable par les partis de l’opposition, principalement du côté des conservateurs.

Dans la même catégorie