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Nouveaux détails sur le drame

L’arme de Bissonnette s’est enrayée

TVA Nouvelles

Selon des informations obtenues par TVA Nouvelles, l’une des armes d’Alexandre Bissonnette se serait enrayée quand il a fait irruption dans la mosquée de Québec, dimanche soir.

Selon les informations maintenant confirmées par notre Bureau d'enquête, le jeune homme de 27 ans était en possession de deux armes : une mitraillette AK-47 de même qu’une arme de poing .9mm.

Des sources proches de l’enquête affirment que lorsqu’il s’est présenté au Centre culturel islamique de Québec, Alexandre Bissonnette avait l’intention d’utiliser le AK-47. À son entrée, lorsque cette arme s’est enrayée, il a sorti le pistolet pour faire feu sur les gens à l’intérieur.

De l’avis de plusieurs sources, le bilan aurait pu être beaucoup plus lourd si la mitraillette avait fonctionné normalement.

ak47

Islamomophobe

Alexandre Bissonnette était aussi bel et bien islamophobe. Selon des informations provenant de l'enquête policière, il en a même parlé après son arrestation.

Selon ces mêmes informations, le tueur n'aurait pas été incité par quiconque à commettre l'attentat. C'est plutôt l'alcool qui l'a aidé. Le jeune radicalisé aurait été en état d'ébriété au moment de commettre le crime.

Un ami le décrit comme «ultranationaliste, suprématiste blanc, raciste».«C'est quelqu'un qui avait le regard fuyant. On sent une personne qui était plutôt dominée et soumise», ajoute-t-il.

Sa fascination pour les armes l'avait poussé à s'inscrire dans un club de tir du quartier Saint-Sauveur, où il a appris le maniement d'un .9 mm : un revolver qui tire à 350 m par seconde, qui possède un magazine pouvant contenir jusqu'à 15 balles, pour une portée de 50 m.

Son AK-47 pouvait tirer jusqu'à 600 coups par minute, avec un chargeur allant jusqu'à 75 balles, pour une portée de 1500 m.

9mm

À l'Université Laval, où Bissonnette étudiait en sciences politiques, on se demande si sa phase de radicalisation a été très rapide, puisqu'il y a quelques mois, ses propos étaient de droite mais tout de même cohérents avec la réalité.

Un compagnon de classe avec qui il a effectué de volumineux travaux universitaires affirme qu'il n'aurait jamais eu recours aux armes dans un but politique. Il ne s'en surprend toutefois pas.

«Pas surpris parce que c'était quelqu'un de très timide, très introverti. Je voyais aussi qu'il y avait beaucoup de choses qu'on ne savait pas de lui», explique ce collègue.

Pour l'oncle de Bissonnette, dont la maison familiale semble désertée depuis le drame, il se pourrait qu'il ait été incité à commettre ce geste par une autre personne. «Je n’y croyais pas. On pense qu'il a été boosté par quelqu'un, point final», avoue-t-il.

Notre bureau d'enquête a aussi appris que Bissonnette avait coupé lentement les liens avec ses connaissances.

Il avait d'ailleurs pris congé de son emploi à Héma-Québec il y a un mois pour des raisons médicales : un problème pulmonaire. Héma-Québec tentait d'ailleurs de le joindre depuis une semaine.