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Permis d’arme restreinte pour Alexandre Bissonnette

«Pas de filet parfait» et processus très rigoureux

TVA Nouvelles

Le présumé auteur de la tuerie contre le Centre culturel islamique de Québec possédait un permis d’arme à autorisation restreinte et, selon un expert policier, «il n’y a pas de filet parfait» pour empêcher qui que ce soit pour détenir ce type de permis.

D’entrée de jeu, trois proches d’Alexandre Bissonnette doivent se porter garants pour que le jeune homme de 27 ans puisse détenir ces armes de poing, a rapporté le «Journal de Montréal». Le futur détenteur doit montrer qu’il ne présente aucun risque et doit rencontrer un policier pour une identification formelle.

«Il n’y a pas de filet parfait. Déjà, il y a trois grandes étapes pour se munir d’un permis. Pour posséder une arme à feu au Québec, les gens doivent suivre le cours "Permis de possession et d'acquisition". C’est un cours de huit à dix heures donné par la Fédération québécoise de tirs. Il y a un examen et, par la suite, c’est la demande du permis. Déjà à cette étape-ci, il y a une enquête de sécurité par les policiers de la SQ ou de la GRC», indique  Jean-François Brochu, ex-sergent de la Sûreté du Québec

Le spécialiste rappelle que ce type d’autorisation est permis pour les gens qui veulent se rendre au champ de tir.

«Si le demandeur a une ex-conjointe ou de la famille, on va faire des vérifications auprès d’eux», explique M. Brochu.

Ceux qui demandent un permis pour un pistolet ou une arme de poing, le détenteur doit être membre d’un club et suivre un autre cours de huit à 10 heures. «Il doit faire une autre demande à la GRC et une autre enquête de sécurité est déclenchée», précise-t-il.

Responsabilité des personnes garantes?

M. Brochu ne pense pas que les personnes qui se sont portées garantes dans ce dossier doivent porter le blâme.

«Quant à moi, il y a une radicalisation très rapide dans le cas d’Alexandre Bissonnette», conclut l'expert policier.

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