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Attentat à la mosquée de Sainte-Foy

Un homme de Québec accusé à la suite de propos publiés sur Facebook

Kathleen Frenette | Agence QMI

Un jeune de 20 ans de Québec a comparu, vendredi, pour avoir tenu des propos haineux envers les musulmans sur les réseaux sociaux au lendemain de la tuerie survenue à la grande mosquée de Québec.

Samuel Huot avait l’air beaucoup moins fanfaron que les propos qu’il a tenus sur sa page Facebook lorsqu’il a été amené dans la boîte des accusés, menotté, après s’être fait arrêter par les policiers du Service de police de la Ville de Québec.

Dénoncé par des dizaines d’internautes et se sachant dans la mire des enquêteurs du module des crimes majeurs du SPVQ, Huot avait même répliqué que les gens pouvaient bien le dire à leurs «amis les cochons qui la rouvrent leur enquête».

Il plaide non coupable

Il est accusé d’avoir «entre le 29 et le 31 janvier par la communication de déclaration autrement que dans une conversation privée, fomenté volontairement la haine contre un groupe identifiable», soit les musulmans.

Son avocat, Me Jean-Roch Parent, a fait savoir que son client plaidait «non coupable» à l’infraction reprochée.

Il a demandé à ce que son client soit envoyé en évaluation sur l’aptitude, puis détenu à l’infirmerie puisqu’il aurait tenu des propos suicidaires. Huot, un émondeur qui se qualifie de «terreur arboricole», reviendra devant la cour le 7 février.

Depuis la tuerie qui a fait six victimes et beaucoup de blessés, la Sûreté du Québec dénombre plusieurs signalements visant des propos haineux tenus sur les réseaux sociaux.

«Jeudi matin, déjà 175 signalements avaient été faits à la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec», a fait savoir la porte-parole Andrée-Anne Bilodeau. À cet endroit, 24 heures sur 24, des enquêteurs prennent les appels et étudient de façon confidentielle les informations transmises via le 1-800-659-4264.

Le maire salue l’arrestation

Questionné sur cette arrestation, le maire de Québec a fait savoir qu’il s’agissait «d’une excellente nouvelle».

«Je pense que c’est un point tournant. Je pense qu’il y a des choses qui ne pourront plus être dites. Il y a des gens qui devront réfléchir. Le niveau de haine qui existe dans certains milieux ne pourra plus exister et il faut vraiment, à partir de maintenant, combattre ça», a dit Régis Labeaume, dénonçant le «tort irréparable» que cause ce type de message.

- avec la collaboration de Jean-François Racine