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«Bonis Denis»

Pour ou contre «les trappes à tickets»?

Marie-Christine Trottier | Agence QMI

Projet Montréal demandera aux élus s'ils sont en faveur des «trappes à tickets» lors du prochain conseil municipal lorsqu'ils déposeront une motion pour abolir les «bonis Denis» liés à l’émission de contraventions par les policiers de Montréal.

«Les policiers ne doivent pas être des distributrices à ticket, ils doivent avant tout s'assurer de la sécurité des Montréalais partout où ils sont», a indiqué Valérie Plante, chef de l'opposition officielle.

Des bonis sont offerts aux cadres de la police de Montréal qui atteignent ou dépassent les objectifs fixés par la Ville, notamment le nombre de contraventions. Projet Montréal rappelle que le SPVM avait comme objectif d'émettre 717 000 contraventions en 2016, ce qui représente environ une contravention par minute, ou une contravention par voiture à Montréal.

«Ça alimente le cynisme face à la classe politique et au SPVM. Les policiers ne doivent pas servir à faire des trappes à tickets», croit Mme Plante.

«Avec notre motion, nous allons exiger de Denis Coderre de nous dire s'il est pour ou contre les trappes à tickets», a-t-elle ajouté.

Projet Montréal n’est toutefois pas prêt à abolir les revenus des contraventions d’une éventuelle prévision budgétaire. «Il y a une différence entre budgéter un revenu et l’atteindre à tout prix», a mentionné François Limoges, leader de l’opposition officielle.

En avril dernier, la Fraternité des policiers de la Ville de Montréal avait lancé une campagne publicitaire dénonçant ce qu’elle a appelé les «bonis Denis». «Tout impact du nombre de contraventions sur la rémunération des cadres du SPVM place ces derniers en situation de conflit d’intérêts», rappelle Martin Desrochers, de la Fraternité.

«Un autre jour»

Lorsque questionné sur cette motion en point de presse, après avoir présenté le plan d'action de la Politique de l'enfant, le maire Coderre a répondu: «Je vous répondrai un autre jour. Aujourd'hui [mercredi], c'est vraiment la Politique de l'enfant».

De son côté, la Ville de Montréal a été incapable de fournir des chiffres sur les montants versés aux cadres du SPVM. Elle promet de les présenter aux médias jeudi.

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