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Blanchi des allégations d'agressions sexuelles

«Si j'ai offusqué quelqu'un, je le regrette sincèrement»

Agence QMI

Le député Gerry Sklavounos veut retourner siéger la semaine prochaine à l’Assemblée nationale et affirme qu’il sera «prudent» dans ses rapports amicaux avec ses collègues pour ne pas que ses intentions soient mal interprétées.

Le député de Laurier-Dorion, qui a récemment été blanchi des allégations d’agression sexuelles qui pesaient contre lui, a parlé aux médias jeudi à 10 h 30, à Montréal, accompagné de son épouse. Il a expliqué que son tempérament extraverti et chaleureux a pu être mal interprété.

«Si jamais dans mes tentatives de socialiser, j’aurais pu dire de quoi qui aurait pu offusquer ou rendre inconfortable une personne, je le regrette sincèrement», a déclaré l'homme politique en conférence de presse.

«Je m’engage à faire preuve de beaucoup plus de prudence à l’avenir», a-t-il dit.

«Mes valeurs n’ont pas changé, je suis un Libéral dans l’âme. Et, ici, je dois remercier mes collègues du caucus libéral pour leur appui et leur amitié», a-t-il dit dans son allocution. Il ne précise toutefois pas s'il veut réintégrer le caucus.

«C’est à mes collègues du cacus et au premier ministre» de décider s'il peut revenir dans le caucus libéral.

Dans son message, le député indique aussi avoir fait une «profonde introspection».

«Cette introspection m'a non seulement permis de voir le chemin parcouru, mais m’a aussi permis de réfléchir au trajet qu’il me reste à parcourir dans ma carrière.»

Le député de la circonscription de Laurier-Dorion tient un point de presse ce matin en compagnie de sa femme, sa première depuis son exclusion du caucus libéral.

Le premier ministre Philippe Couillard avait indiqué que M. Sklavounos devait fournir des explications solides s’il voulait revenir dans le caucus libéral.

«On considère que [sa réintégration au caucus libéral] doit s’accompagner d’une déclaration très forte», avait exigé le premier ministre Philippe Couillard vendredi à l’endroit de son député rejeté en octobre.

Allégations

En octobre dernier, l’étudiante de 21 ans Alice Paquet a accusé publiquement le député Gerry Sklavounos de l’avoir agressée sexuellement, deux fois, lorsqu’elle avait 19 ans. Elle travaillait alors dans une auberge près de l’Assemblée nationale.

Après examen du dossier, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a finalement conclu jeudi dernier «qu’aucun acte criminel n’a été commis».

En plus des allégations d’Alice Paquet, d’autres militants et employés de l’Assemblée nationale avaient indiqué au journal «Le Devoir» que M. Sklavounos avait un comportement «insistant» et «cruiseur».

Une plainte avait d’ailleurs été remise en 2013 au whip du Parti libéral par le Parti québécois qui indiquait que le député avait eu un comportement inapproprié à l’endroit d’une employée du parti d’opposition.

Gerry Sklavounos, qui était en congé de maladie depuis octobre, a dit récemment qu’il aimerait revenir rapidement sur les bancs de l’Assemblée nationale.

Le Parti québécois et Québec solidaire s’opposent à son retour.

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