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Centralisation des services

Les orthopédistes se relaieront à l’hôpital de Matane, maintient le CISSS

TVA Nouvelles

Malgré les pressions politiques des élus de la région, le CISSS ne permettra pas le retour d’un orthopédiste exclusivement affecté à l'hôpital de Matane.

Sans orthopédiste depuis décembre 2015, l'hôpital de Matane reçoit en alternance sept spécialistes en provenance de l’hôpital Rimouski pour dispenser le service.

Actuellement, un orthopédiste de Rimouski est présent trois jours par semaine à Matane, ce qui répond à la demande selon le Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-St-Laurent (CISSS).

«On remplace un orthopédiste qui serait installé sur place. On y va chaque semaine où on a accès au bloc opératoire. Il y a quelqu’un autant pour le service de consultation que pour les chirurgies hospitalisées ou les chirurgies d’un jour», a expliqué Dr Ludovic Bouchard, chef du Service de chirurgie orthopédique au CISSS.

«Si les besoins augmentent, on peut y aller plus fréquemment. Si les besoins sont moins là ou sont plus criants dans les autres régions, on réajuste et on optimise nos effectifs selon les demandes.»

Le député préoccupé

La situation ne rassure pas le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, qui n'y voit qu'une volonté de centralisation.

«Quand on regarde le nombre de spécialistes à Rimouski et à Rivière-du-Loup, ce n’est pas trop demander. On n’en a presque pas à Matane! Je ne vais certainement pas m’excuser de défendre la population que je représente», s’est insurgé M. Bérubé.

Selon le CISSS, ce modèle est là pour rester. «Nous, ce qu’on veut, c’est de rassurer la population. Il y a présentement des services plus qu’adéquats à Matane, et on n’a pas l’intention de les enlever », a dit Dr Bouchard.

«Il n’y a plus de postes réservés à l’hôpital de Matane. Le poste fait partie d’une équipe, et c’est l’équipe qui est responsable de desservir la région. Nous n’avons pas l’intention de nous retirer de cette entente-là», a-t-il ajouté.

Malgré tout, Pascal Bérubé n'entend pas lâcher le morceau. «Ça démontre qu’on veut garder un pouvoir à Rimouski. Vous savez quoi? Chacun son travail. Moi, le mien, c’est que les gens de chez nous soient soignés par des médecins de chez nous.»

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