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Rimouski

L’industrie forestière doit se réinventer

Laurie Dufresne | TVA Nouvelles

bois d oeuvre

Simon Clark/Agence QMI

L'industrie forestière québécoise doit se réinventer afin d'assurer sa relance. Le ministre des Forêts, Luc Blanchette, qui était de passage à Rimouski lundi, convient toutefois que la tâche sera ardue.

Au début des années 2000, la forêt procurait du travail à 94 000 Québécois. Une décennie plus tard, ce nombre a presque fondu de moitié. En effet, 57 800 personnes œuvrent aujourd'hui dans l'industrie forestière. Au Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie et sur la Côte-Nord, la forêt fait travailler un peu plus de 9000 personnes.

«Il faut mobiliser l’industrie. C’est vraiment le maître mot. Il faut amener l’industrie forestière ailleurs, et quoi de mieux que moderniser, innover, adapter, etc.» affirme le ministre.

Luc Blanchette voit d’ailleurs grand lorsqu'il parle de ce renouveau. «On est un peu à la croisée des chemins. C’est-à-dire qu’on parle de biocarburant, on parle de biocombustible, on parle de valeur ajoutée dans l’utilisation du bois, soit du bois d’apparence ou du bois de structure. On parle aussi de l’environnement.»

Pas de doute, le gouvernement du Québec a tout intérêt à contribuer à la relance de l'industrie forestière. Tout le bois récolté et transformé ici lui rapporte en taxes de toutes sortes 1,2 milliard $ par année, de l'argent dont Québec ne veut et ne peut se passer.

Quand on sait que l'industrie forestière québécoise trouve plus de 60 % de ses revenus aux États-Unis, il y a de quoi être préoccupé par le nouveau président américain et ses intentions ouvertement protectionnistes, surtout que le litige du bois d'œuvre est loin d'être réglé avec le voisin américain.

Le ministre Blanchette en fait une priorité. «On utilise toutes les voies qui sont potentiellement influençables de façon à changer la décision, et assurer un marché d’exportation pour le Québec.»

Pendant ce temps, Québec entend soutenir les industriels de la forêt de la meilleure façon possible. «On est rendus à donner un second souffle, une deuxième vague de développement. Je pense que ce sera par l’innovation, par l’adaptation et la modernisation de nos industries partout au Québec», conclut le ministre Blanchette.

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