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Lutte contre le cancer

Merck investit 15 millions $ dans un nouveau pôle de recherche au Québec

Pierre Couture

 - Agence QMI

La compagnie pharmaceutique américaine Merck injecte 15 millions $ pour la création d’un nouveau pôle de recherche sur le cancer au Québec.

Cet investissement de la multinationale Merck permet au gouvernement du Québec d’annoncer la création de l’Oncopole, un pôle de recherche, de développement et d’investissement pour accélérer la lutte contre le cancer.

«On est très fier d’investir dans l’Oncopole. C’est une étincelle. Et on espère que d’autres gros joueurs feront comme nous», a fait savoir le grand patron de la division Global Human Health chez Merck, Adam Schechter, de passage à Québec mercredi.

Le bureau de coordination de l’Oncopole sera situé dans la métropole, sous la supervision de l’Institut de recherche en immunologie (IRIC) de l’Université de Montréal.

La direction de l’Oncopole s’attend à ce que les travaux de recherche se déroulent partout au Québec, notamment du côté de l’Université Laval reconnue pour ses chercheurs en oncologie, a-t-on précisé.

L’investissement de Merck de 15 millions $ réparti sur 3 ans sera administré par le Fonds de recherche du Québec – Santé (FRQS).

Le patient d’abord

Pour le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, ce sont tous les Québécois qui un jour ou l’autre pourraient tirer parti de ce nouveau centre de recherche sur le cancer.

«C’est le patient qui sera le premier à bénéficier de ses retombées positives, tant du côté clinique qu’en ce qui concerne l’expérience de soins», a-t-il indiqué.

Selon la ministre de l’Économie, Dominique Anglade, les retombées de ce nouveau pôle de recherche devrait également déborder les frontières du Québec.

«L’Oncopole permettra de mieux positionner et d’outiller les experts québécois afin de propulser nos innovations au Canada et à l’international», a-t-elle laissé entendre.

Selon la Société canadienne du cancer, deux Québécois sur cinq (45 % d’hommes et 42 % de femmes) seront atteints d’un cancer au cours de leur vie.

À cette statistique, on prévoit qu’un Québécois sur quatre (29 % d’hommes et 24 % de femmes) mourra du cancer.

M. Schechter s'attend d'ailleurs à ce que les travaux de recherche sur le cancer évoluent de façon fulgurante au cours des prochaines années.

«J’ai bon espoir que mes petits-enfants puissent voir les effets directs de nos investissements d’aujourd’hui», a-t-il indiqué.