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Statistiques Canada

Agressions sexuelles: 1 cas sur 5 soumis à la police est rejeté

Agence QMI

Statistiques Canada a indiqué au Globe and Mail travailler avec les différents corps de police du pays pour collecter et, éventuellement, diffuser des données sur les cas d’agressions sexuelles jugées non fondés par les enquêteurs.

Au terme d’une vaste enquête d’une vingtaine de mois, le quotidien torontois a révélé la semaine dernière que près d’un cas sur cinq d’agression sexuelle soumis à la police est rejeté, car jugé non fondé. 115 corps policiers au pays ont même atteint un taux de rejet d’au moins un cas sur trois.

Ces révélations ont amené plusieurs corps policiers, incluant la Gendarmerie royale du Canada et la police provinciale de l’Ontario, à réexaminer des milliers de cas laissés de côté. Plusieurs services de police ont aussi annoncé avoir l’intention de réviser leur façon de mener ces enquêtes.

Statistiques Canada a cessé de publier des données sur les plaintes jugées infondées par des corps policiers il y a 14 ans, malgré les critiques de criminologues qui croyaient que ça pourrait nuire aux études portant sur le travail des policiers.

Yvan Clermont, le directeur du Centre canadien des statistiques judiciaires, une division de Statistiques Canada, a affirmé songer très sérieusement à réintégrer la diffusion de ces données parmi les missions de son organisme. «Nous collaborons, en ce moment, avec l’Association canadienne des chefs de police pour voir quelles sont les options», a mentionné M. Clermont au Globe.

Le ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Bains, aussi responsable de Statistiques Canada, s’est montré satisfait de la tournure des événements. «Les décideurs politiques et les services de police doivent avoir accès à des données leur permettant de prendre les décisions éclairées», a-t-il soutenu en appuyant l’initiative de l’institution fédérale.