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Place Cooprix

Rimouski menace de poursuivre

TVA Nouvelles

Le litige judiciaire concernant l'achat par la Ville de Rimouski du terrain de Place Cooprix s'envenime.

En décembre, l'ancien propriétaire du site a entamé des démarches légales afin de faire annuler la transaction, sous prétexte que la Ville lui a caché des informations. Mais voilà que la Ville menace à son tour d'entreprendre des recours devant les tribunaux.

Rappelons qu’en achetant ce terrain l'été dernier au coût de 3,8 millions $, la Ville de Rimouski exigeait en contrepartie la décontamination du site.

Lorsque les travaux ont été entrepris, l'ancien propriétaire Centre commercial Rimouski, une compagnie de Montréal, a découvert un dépotoir remontant aux années 60, ce qui a fait exploser les coûts de réhabilitation du terrain à près de 1 million $. L'entreprise veut donc faire annuler la vente et que la Ville paie elle-même pour les travaux, prétendant que la ville de Rimouski connaissait l'existence de ce dépotoir mais lui en a caché l’existence.

La Ville contre-attaque maintenant et soutient que Centre commercial était bien au courant de l'état du terrain lorsqu'elle l'a acquis en 2007. Elle soutient même avoir offert de décontaminer elle-même le terrain en échange d'un prix d'achat moindre évidemment, une offre qu'a rejetée Centre commercial Rimouski.

Il faut savoir que la Ville de Rimouski est impatiente d'en finir avec ces démêlés judiciaires, puisque cela l'empêche de vendre une partie du terrain au Groupe Riôtel de Matane qui souhaite y construire un hôtel. Il s’agit d’un projet d'une quinzaine de millions $ qui permettrait de revitaliser le secteur.

«Les avocats de la Ville ont été mandatés pour faire avancer le dossier rapidement. Présentement, cette poursuite empêche la Ville de prendre quelque action que ce soit en termes de développement», a affirmé le maire Marc Parent.

«Je pense que c’est vraiment la stratégie utilisée par le Groupe visant à nous menotter et à espérer un règlement hors-cour, alors qu’ils étaient parfaitement conscients que les sols étaient contaminés. Ils avaient plusieurs études qui avaient été demandées par la firme elle-même qui confirmaient la présence de ces contaminants», a-t-il ajouté.