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Elle a subi 7 opérations à coeur ouvert

L'histoire de coeur de Karine Chouinard

Mariane Lajoie | TVA Nouvelles

Le mois de février n’est pas seulement synonyme de l’amour. C’est également le mois de sensibilisation aux maladies du cœur. On vous présente l’histoire inspirante de Karine Chouinard, de Saint-Joseph-de-la-Rive. Âgée de 33 ans, elle a déjà subi sept opérations à cœur ouvert. Malgré tout, elle tient à vivre un quotidien normal.

«Mon ventricule droit, le côté droit de mon cœur dans le fond était trop petit à la naissance et la valve du côté droit ne fonctionnait pas du tout. Il fallait vraiment qu’ils réparent tout ça», explique-t-elle.

Sa dernière chirurgie remonte à 2006. «Ils m’ont mis une valve pulmonaire, qu’ils m’avaient enlevée à l’âge de quatre ans. C’est une valve porcine qu’ils mettent, c’est ce qui ressemble le plus au cœur humain. Puis aussi en même temps, pour mon ventricule droit qui était trop épais, ils ont fait un Glenn. Mon côté droit n’a presque plus de travail à faire, il est moins surchargé», mentionne Karine Chouinard.

Après cette opération, ses médecins lui ont donné l’autorisation d’avoir un enfant. Un rêve qu’elle avait abandonné en raison de sa condition.

«Les grossesses, c’est sûr que ça demande beaucoup, côté cardiaque. Mon cœur a vieilli d’un cinq à six ans. Ça valait le coup. Maintenant j’ai deux cocottes, en santé en plus. Ça aurait pu arriver qu’elles aient la même chose que moi, mais pas du tout», se réjouit-elle.

La durée de vie d’une valve porcine est d’environ dix ans. Une huitième intervention l’attend donc prochainement. «Je suis super chanceuse. Ça fait dix ans. Je peux faire encore deux ans, je peux faire trois ans. C’est sûr que mon corps va me le dire, je vais commencer à avoir des signes», prévoit Karine Chouinard. 

Le sport et son mode de vie sain l’aident à repousser cette date. «Je me tiens en forme aussi physiquement, donc à la prochaine opération, je vais être en forme, mon cœur va l’être aussi.»

Sans l’avancée technologique, Karine croit qu’elle ne serait pas là aujourd’hui pour témoigner de son parcours. «C’est un quotidien quand même lourd, mais en même temps, je veux dire, j’adore mon quotidien. Mes filles, je n’échangerais pas cette vie-là pour rien au monde. J’y vais selon ma capacité», conclut-elle.

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