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Montréal-Est

«Les abribus ne résistent pas à un choc», déplore le maire

Gabriel Parent-Jutras | Agence QMI

abribus

PHOTO COURTOISIE

Le maire de Montréal-Est veut des abribus plus résistants après que sa fille ait été heurtée par une voiture en attendant l’autobus.

«Stéphanie est forte dans l’épreuve, confie d’abord Robert Coutu, maire de Montréal-Est, encore sous le choc des évènements. Elle a eu le tibia fracturé et la cuisse droite déchirée, mais si elle avait attendu dans l’abribus, je ne sais pas si elle serait encore avec nous».

Mardi en début d’après-midi, sa fille se rendait à l’Université Concordia lorsqu’elle s’est fait happer par un véhicule au coin de la rue Notre-Dame et de l’avenue Hinton, dans Montréal-Est.

En glissant sur la chaussée, l’automobiliste aurait d’abord embouti l’abribus avant de terminer sa course contre un arbre. Selon M. Coutu, sa fille se trouvait dans le cadre de porte, juste à l’extérieur de l’abri alors que la police soutient qu’elle est restée coincée à l’intérieur.

Abribus pas résistant, dit le maire

L’abribus a littéralement volé en éclats sans vraiment ralentir la vitesse de la voiture, déplore M. Coutu.

«Les abribus ne résistent pas à un choc d’un véhicule, ajoute-t-il. Ils sont beaux et bons pour protéger des intempéries, mais pas pour les piétons. Les anciens abribus avec un rebord de béton n’étaient pas beaux, mais ils étaient plus résistants».

Une fois que sa fille ira mieux et qu’il sera de retour au travail, M. Coutu compte interpeller la STM et son conseil de Ville afin d’investir davantage dans la «sécurité des usagers du transport collectif».

Des citoyens inquiets

Comme le maire, plusieurs citoyens sont inquiets quant à la sécurité et la solidité des abribus. «L’abribus était complètement effondré et elle [Stéphanie Coutu] était couchée dans la vitre. Un abribus avec une base en béton aurait sans aucun doute ralenti la voiture et aurait diminué la force de l’impact», croit Anthony Jamieson Stevens, qui était sur les lieux au moment de l’accident.

Huguette Mondat, qui réside le quartier, n’ose même pas attendre l’autobus à l’intérieur de l’abribus. «Je reste à l’extérieur et je garde les yeux sur le trafic. Ça roule trop vite ici.»

Abribus en règle, dit la STM

Du côté de la STM, on assure que les abribus répondent aux exigences.

«Nos abribus sont conçus pour résister à des chocs normaux et aux intempéries», a indiqué la porte-parole Amélie Régis, spécifiant qu’environ 500 abribus sont avec des bases de béton, soit environ 15 % du parc total.

Avec la collaboration de Camille Gaïor/24 Heures

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