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Saguenay-Lac-Saint-Jean

L’ex-député Claude Patry, nouveau chef de La Meute

Jean-François Tremblay | TVA Nouvelles

L’ancien député fédéral de Jonquière/Alma, Claude Patry, est le nouveau chef de clan de La meute au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Ce matin, M. Patry s'est expliqué pour son implication dans le groupe. Il se défend d'être raciste et violent.

«Je ne suis pas raciste du tout. Je ne suis pas raciste du tout. Je vous défie de regarder sur mon Facebook, dans tous mes écrits, je n'ai jamais dénigré quelque religion que ce soit, a déclaré Claude Patry à TVA-Nouvelles. Je vis avec tout le monde. La preuve, je vis avec mes voisins. Allez voir mes voisins. Je ne suis pas un agressif.»

L’ex-représentant du Nouveau Parti démocratique et du Bloc québécois a expliqué ce qui l’avait incité à s’impliquer dans La meute.

«Nous ce qu'on dit, c'est l'Islam radical qui nous inquiète, qu'on a peur. Le reste, on est capable de vivre avec les gens, de côtoyer les gens.»

Depuis plusieurs mois, il est membre de La meute et a assisté à de nombreuses activités du groupe.

«Ce sont des échanges. Des pères de famille. Il y a des grands-mères là-dedans. Moi, je n'ai pas vu personne qui faisait du lavage de cerveau. On échange sur la politique, l'immigration, ce qui se fait dans nos écoles ici. On veut que nos gouvernements mettent leurs culottes, autant fédéral que provincial. On ne veut pas se ramasser comme ce qui se passe en Allemagne. On ne veut pas se ramasser avec ce qui ce passe en France.»

Dans le contexte des événements à la Mosquée de Québec, M. Patry dénonce cette tuerie.

«Ce qui s'est passé à Québec, on est vraiment désolé de ça. On ne prône pas ça du tout. On ne veut pas de cette violence-là. On est contre la violence. Moi, je n'ai jamais été raciste. Et il n'y a personne autour de moi qui est raciste.»

L’ancien député promet de ne tolérer aucun geste ou parole déplacée parmi les 332 membres de La meute sur son territoire régional.

«J'ai 64 ans. Je ne suis pas un violent. Je suis contre la violence aussi. Et j'ai bel et bien dit au groupe que s'il arrivait quoi que ce soit et qu'il y avait de la violence là-dedans, je vais quitter. Ça va être terminé. On est là pour donner de l'information. On n'est pas là pour faire la guerre. On ne veut pas l'avoir la guerre. On veut avoir la paix. »

Avec cette implication bénévole, l'ancien syndicaliste chez Alcan confirme qu'il ne sera pas candidat aux prochaines élections municipales à Saguenay.

«La politique, c'est terminé. Il n'y rien à faire avec ça», conclut l'ex-député fédéral.

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