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Procès de l’entraîneur de ski

Avortement, promesses et menaces pour une victime de Charest

TVA Nouvelles

La sixième victime alléguée de Bertrand Charest, accusé de 57 chefs d'agressions sexuelles sur des adolescentes, a raconté avoir subi un avortement pendant sa relation avec l’entraîneur de ski, mardi, au palais de justice de Saint-Jérôme.

La jeune femme, qui a connu Charest alors qu’elle avait 12 ans, a commencé à avoir des relations sexuelles avec l’homme trois ans plus tard, aux alentours du 15e anniversaire de la skieuse.

«Il ne m’a jamais forcé, j’étais consentente», a-t-elle précisé à la barre.

Des relations sexuelles non protégées, toujours en cachette et à l’insu de tous, ont conduit l’adolescente à remarquer des symptômes de grossesse à l’âge de 15 ou 16 ans.

Dès lors, l’ado a confié avoir appelé Charest, qu’il était venu la chercher à l’école, qu’il l’avait conduite à Montréal pour se faire avorter et qu’il l’avait ensuite ramenée chez ses parents.

Selon la jeune femme, Charest lui aurait ensuite fourni une prescription pour une pilule contraceptive.

Des promesses

Tout a commencé alors que l'adolescente avait 14 ans. Lors d'un voyage de ski en Italie, elle et Charest auraient échangé un premier baiser.

Bertrand Charest aurait plus tard dit à la sixième victime alléguée qu’elle était la femme de sa vie et qu’ils auraient des enfants un jour ensemble, a-t-on appris lors du procès.

L’adolescente, qui a décidé d’arrêter complètement le ski à 16 ans, a confié qu’elle n’était pas bien dans sa peau à cette époque, mais qu’elle voulait être avec son entraîneur.

Des menaces

La jeune femme a raconté qu’elle avait été menacée par Charest pendant qu’ils entretenaient leur relation intime.

«Si quelqu’un apprend ça, je vais aller en prison», aurait dit l’entraîneur de ski à l’adolescente, selon son témoignage.

La sixième victime alléguée a parlé de son avortement pour la première fois il y a seulement deux ans.

Elle soutient avoir eu besoin d’aide psychologique après sa relation amoureuse avec Bertrand Charest. La jeune femme dit avoir souffert de manque de confiance en elle et avoir eu des pensées suicidaires.

Bertrand Charest fait face à 57 chefs d'accusation impliquant 12 victimes mineures.

Charest a été entraîneur pour des équipes provinciales de ski alpin au début des années 1990, avant d'être nommé pour mener l'équipe junior féminine canadienne en 1995.

Au moment de son arrestation en mars 2015, il était entraîneur de ski au mont Blanc, à Saint-Faustin-Lac-Carré, dans les Laurentides.

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