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Sous conditions

Fausse alerte à la bombe à Concordia: l’étudiant libéré

Michaël Nguyen | Agence QMI 

DELF BERG/AGENCE QMI

L’étudiant accusé d’avoir fait une fausse alerte à la bombe à l’Université Concordia a été libéré vendredi, à condition, entre autres, de subir une évaluation psychiatrique.

Debout dans le box des accusés, Hisham Saadi, après plus d’une semaine passée en détention, n’a eu aucune réaction quand la juge a accepté de le remettre en liberté.

Mais d’ici son procès, dont la date n’a pas encore été déterminée, l’étudiant de 47 ans devra se plier à toute une série de strictes conditions.

Un dépôt de 10 000 $ a été exigé, qui sera fait par deux proches, et Saadi, qui s'est vu interdire de se trouver près d’une université, devra respecter un couvre-feu et être évalué par un psychiatre.

D’ici les prochaines audiences, il devra se rendre à l’Institut Philippe-Pinel afin d’être évalué relativement à sa responsabilité criminelle, a ordonné la juge Nathalie Fafard.

Des proches soulagés

Malgré ces conditions strictes, les proches de Saadi ont poussé un soupir de soulagement en le voyant ainsi libéré.

«Moralement, c’était très difficile pour lui de voir tant de gens le pointer du doigt, a dit l’un d’eux, qui a accepté de parler aux médias à condition de garder l'anonymat. Nous sommes plusieurs proches prêts à lui [apporter] tout le [soutien] nécessaire.»

En tout, Saadi fait face à trois accusations, soit d’avoir fait craindre une activité terroriste, de menaces et de méfait, des délits qui auraient été commis le mercredi de la semaine passée.

Dans la matinée de cette même journée, trois pavillons de l’université avaient dû être évacués après avoir fait l'objet de menaces. Aucun engin explosif n’avait toutefois été trouvé et les lieux avaient pu être sécurisés en fin d’après-midi.

Lors de l’enquête sur remise en liberté, un enquêteur avait témoigné des circonstances des crimes présumés, mais le tout est frappé d’un interdit de publication.

Me Caroline Braun, de la défense, n’a pas commenté la décision de la juge, tandis que Me Lucie Martineau, de la poursuite, s’est contentée de dire qu’elle acceptait cette décision.

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