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Procès de Michée Roy

Le poupon aurait subi des coups et contrecoups violents

Jean-François Desbien | TVA Nouvelles

C'était au tour du médecin pédiatre Claude Cyr de livrer son témoignage au procès de Michée Roy au palais de justice de Sherbrooke.

L'homme de 36 ans est accusé de l'homicide involontaire de son fils âgé d'à peine deux mois en janvier 2015.

On le soupçonne d'avoir brassé son poupon au point de lui infliger des blessures qui l'ont rendu neurovégétatif.

Le Dr Claude Cyr est spécialisé dans les cas de traumatismes crâniens non accidentels.

Il a été un des pédiatres traitants du petit Kylen.

Lors de son arrivée à l'hôpital, le poupon de 69 jours était en arrêt cardiorespiratoire.

Les intensivistes ont mis huit minutes à le réanimer, mais les dommages étaient déjà faits.

L'enfant s'est retrouvé dans un coma profond, une altération de l'état de conscience la plus grave.

Si au départ, on ne pouvait écarter l'hypothèse de la mort subite du nourrisson, un scan de la tête a révélé que l'enfant souffrait d'un hématome sous-dural aigu avec saignement des deux côtés du cerveau.

On a aussi diagnostiqué une hémorragie rétinienne qui ne peut avoir été causée que par des coups et contrecoups violents, comme si l'enfant avait été secoué de haut en bas.

Si au départ Michée Roy avait mentionné aux policiers avoir découvert l'enfant inerte sur le divan, une dizaine de jours plus tard, il a indiqué aux pédiatres l’avoir empoigné par le pyjama pour l'échapper et le rattraper avant qu'il ne tombe au sol. En le ramenant vers lui, il lui aurait cogné la tête sur son épaule.

Mais l'absence de contusions externes et la gravité du traumatisme intracrânien sont incompatibles avec cette autre version selon l'expert.

Une fois le contre-interrogatoire du Dr Cyr complété demain, la poursuite doit faire entendre le pathologiste Yann Dazé qui a effectué l'autopsie sur l'enfant qui rappelons-nous est décédé six mois après son hospitalisation.

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