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Santé

Familiprix veut bannir les gourmandises de ses tablettes

Agence QMI

FACEBOOK/FAMILIPRIX

Les clients du nouveau concept de pharmacie «Santé» de Familiprix devront se passer de bonbons, de croustilles et autres boissons sucrées, car l’entreprise souhaite leur offrir des produits santé et plus de services professionnels.

Familiprix a dévoilé mardi son projet pilote de pharmacie du futur axé principalement sur les «saines habitudes de vie» et qui place le patient et le pharmacien au centre du modèle. La compagnie souhaite ainsi revenir au rôle premier du pharmacien et s’orienter davantage vers la santé.

Concrètement, tout en retirant des tablettes les gourmandises et les produits saisonniers et ménagers, l’entreprise compte augmenter par exemple l’espace pour les médicaments en vente libre et y ajouter une infirmière permanente et une nutritionniste. On va aussi revamper le design intérieur des succursales en épurant l’aménagement et en misant sur un laboratoire de pharmacien et une aire d’attente relookés.

«Nous sommes très emballés par ce projet qui s’inscrit dans la vision novatrice de la pharmacie d’aujourd’hui et de demain axée sur l’humain et les saines habitudes de vie», a indiqué Albert Falardeau, président de Familiprix.

Ce dernier a rappelé que Familiprix est «une entreprise qui appartient à ses pharmaciens». Il a spécifié que 80 % du chiffre d’affaires dans une succursale provient déjà en général de la section laboratoire.

Devenir plus attractif

L’idée, qui a été lancée par le siège social, a été très bien accueillie par les pharmaciens et l’industrie pharmaceutique, a mentionné le vice-président marketing André Rhéaume. «Notre souhait est de créer une nouvelle référence en pharmacie contenant un segment exclusivement dédié aux conseils et à la consultation, aux soins sur place ainsi qu’à l’accès à information sur la santé», a-t-il ajouté.

L’objectif n’est pas de revamper d’un coup les quelque 355 succursales présentes dans toutes les régions du Québec et au Nouveau-Brunswick. La compagnie compte y aller progressivement.

Cowansville

Dès lundi prochain, la première expérience du concept sera offerte à Cowansville, qui aux dires des dirigeants présente toutes les caractéristiques de centres urbains comme Montréal. Notamment, en termes de concurrence et de besoin des consommateurs.

«On voulait le tester dans un marché de compétition, a souligné M. Falardeau. [Le but], c’est de se démarquer et de répondre aux besoins des patients et du pharmacien.»

Pour 2017, seulement deux succursales feront partie du projet pilote. Outre celui de Cowansville, une autre ouvrira à Nicolet au printemps 2017. L’année suivante, l’objectif est d’avoir cinq à huit succursales.

Il s’agira dans tous ces cas de projet de rénovation ou de relocalisation, mais l’entreprise espère à moyen terme ouvrir de nouveaux magasins avec cette formule.

Par ailleurs, si les coûts des relocalisations physiques ou des rénovations sont défrayés par les propriétaires, le siège social assume les dépenses du projet pilote et la création du concept santé.

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