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Relations Canada - États-Unis

Charest croit qu'on devrait s'inquiéter des baisses d'impôts de Trump

Marie-Laurence Delainey | TVA Nouvelles

L’ex-premier ministre Jean Charest a une opinion bien arrêtée sur les relations économiques entre les États-Unis et le Canada. Selon lui, l'ALENA ne devrait pas être la principale préoccupation des gouvernements. M. Charest croit qu’ils devraient s'inquiéter davantage des baisses d'impôts aux entreprises promises par Donald Trump.

Le président américain a dit vouloir faire passer les impôts des entreprises de 35 à moins de 20%. Ici, au Canada, la moyenne est de 27% selon M. Charest.

«À mon avis, c’est l’enjeu le plus important entre le Canada et les États-Unis. S’il (Donald Trump) devait faire ça, ça aura un impact très important sur les décisions d’investissements au Canada», affirme M. Charest.

L’ancien premier ministre s’exprimait lors d’un déjeuner-causerie organisé par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) en compagnie de l’envoyé spécial du Canada dans le dossier du libre-échange entre le Canada et l'Union européenne, Pierre Pettigrew et la présidente de l'Alliance coopérative internationale, Monique F. Leroux.

Les impôts corporatifs sont au cœur de la compétitivité des entreprises explique le président et chef de la direction de la CCMM, Michel Leblanc.

«Si on veut que nos entreprises investissent ici, il faut qu’elles puissent faire des bénéfices ici qui sont au moins aussi élevés que si elles étaient localisées aux États-Unis. Si les États-Unis baissent les impôts, on va avoir des entreprises étrangères moins susceptibles d’investir à Montréal, au Québec, et on va même avoir des entreprises québécoises plus susceptibles de localiser des activités aux États-Unis.»

Jean Charest ajoute même que les gouvernements fédéral et provincial devront s’ajuster dans leur prochain budget selon les décisions de l’administration Trump. «Il va falloir bouger», conclut M. Charest.